Lutte contre les violences sexuelles numériques : la sextorsion

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"On s'est rencontrés sur une plateforme de gaming. Je lui parlais tous les soirs après le collège... Et puis elle m'a envoyé des nudes. Du coup moi aussi. C'est là qu'elle (il, en fait) a commencé le chantage." Tu es victime ou tu connais une victime ? Parles-en vite à un adulte de confiance - Tchat avec le 3018

La sextorsion désigne une forme de chantage consistant à menacer de diffuser des images ou des vidéos intimes, réelles ou truquées, afin d’obtenir de l’argent, de nouveaux contenus à caractère sexuel ou des actes sexuels à distance. La sextorsion est une forme de violence qui fait parti des violences sexuelles numériques, une problématique qui s’accroit face à l’avènement des réseaux sociaux.

Le 3018 : un dispositif d’aide aux victimes

Le 3018 est le numéro national d’aide aux jeunes victimes de violences numériques. Gratuit, anonyme et confidentiel, il permet d’être écouté, conseillé et accompagné dans les démarches de signalement et de retrait de contenus préjudiciables.

La prévention de la sextorsion repose également sur la mobilisation des familles, des professionnels et des plateformes numériques afin de renforcer la protection des mineurs.

Cette pratique illégale, puni de 7 à 10 ans d’emprisonnement, fait malgré tout de nombreuses victimes, particulièrement chez les jeunes. Les adolescents sont particulièrement ciblés, notamment via les réseaux sociaux, les messageries et les plateformes de jeux en ligne. Le développement de l’intelligence artificielle facilite également la création de montages à caractère sexuel utilisés pour menacer ou humilier les victimes.

Après 29 000 signalements enregistrés en 2024, l’Office des mineurs (OFMIN), la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) et le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées lancent une campagne nationale pour sensibiliser les jeunes aux risques liés à cette pratique. 

L’objectif : faire connaitre cette violence numérique, déculpabiliser les victimes et les encourager à se faire aider. 

  • Ne pas céder au chantage. Éviter d’envoyer de l’argent ou de nouveaux contenus intimes : cela ne garantit pas que les menaces cesseront ;

  • Conserver les preuves. Lorsque cela est possible et sans se mettre davantage en danger, garder les messages, les captures d’écran, les identifiants des comptes et les éléments permettant de documenter les menaces ;

  • Sécuriser ses comptes. Modifier les mots de passe compromis, activer la double authentification et vérifier les paramètres de confidentialité ;

  • Signaler le compte et les contenus. Utiliser les outils de signalement des plateformes et demander de l’aide pour obtenir le retrait des images ;

  • En parler à une personne de confiance. Un parent, un membre de la famille, un professionnel de l’éducation ou un autre adulte de confiance peut aider à engager les démarches nécessaires.

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Lien vers la campagne réseaux sociaux