Comment bénéficier de cette mesure ?
Cette mesure entrée en vigueur le 1er octobre 2026 assure la prise en charge des protections périodiques réutilisables de toutes les personnes assurées de moins de 26 ans, sans condition de ressources, ainsi que les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S), sans condition d’âge.
L’Assurance maladie ne prenant pas en charge la totalité du remboursement pour les femmes de moins de 26 ans, le remboursement intégral de ces protections périodiques réutilisables est néanmoins possible avec un reste à charge qui peut éventuellement être couvert par votre mutuelle. Si vous êtes concernée par cette mesure nous vous invitons à vous renseigner auprès de votre complémentaire santé.
Quels produits sont concernés ?
Le décret prévoit la prise en charge de 2 catégories de protections : les coupes menstruelles et les culottes menstruelles, des protections périodiques plus durables car non jetables mais lavables et réutilisables. Cette prise en charge concerne uniquement les produits délivrés en pharmacie et est limitée à 2 produits par an (le décompte démarrant à la date du premier achat).
Comment utiliser les protections hygiéniques réutilisables ?
L’utilisation des protections hygiéniques réutilisables est souvent moins répandue que celle des protections périodiques classiques (type serviettes ou tampons jetables). C’est pourtant une solution durable et bien souvent plus respectueuse de la peau et de la santé intime (permet d’éviter les produits chimiques parfois contenus dans certaines gammes de serviettes ou tampons, matières plus douces donc moins irritantes…).
La culotte menstruelle
La culotte menstruelle se porte comme un sous-vêtement classique. Pour choisir un modèle adapté, il faut tenir compte de son flux menstruel, de sa morphologie et de ses préférences en matière de confort. Différents modèles existent selon l’abondance des règles, avec des capacités d’absorption variables, y compris pour la nuit. Il est important de choisir une taille adaptée pour éviter les fuites et les sensations d’inconfort.
La culotte peut généralement être portée plusieurs heures, selon son pouvoir absorbant et l’abondance du flux. Il convient toutefois de respecter la durée maximale recommandée par le fabricant et de la changer dès qu’elle est saturée, en cas de fuite ou d’inconfort. En cas de flux abondant, des changements plus fréquents peuvent être nécessaires.
Avant la première utilisation, puis après chaque port, la culotte doit être lavée conformément aux instructions du fabricant et soigneusement séchée avant d’être réutilisée.
La coupe menstruelle
La coupe menstruelle, également appelée « cup », est un petit dispositif souple, généralement en silicone de qualité médicale, qui s’insère dans le vagin pour recueillir le sang menstruel. Elle existe en différentes tailles et formes. Le choix dépend notamment de l’abondance du flux, de l’anatomie et du confort recherché. En cas de doute, n’hésitez-pas à demander conseil en pharmacie.
Avant chaque manipulation, il est indispensable de se laver les mains. La coupe doit être vidée régulièrement : il est généralement recommandé de la vider toutes les 4 à 6 heures, sans jamais dépasser la durée maximale de port indiquée dans sa notice. Pour limiter les risques d’infection, il est préférable de privilégier une protection externe pendant la nuit (comme une culotte menstruelle ou une serviette).
Après chaque retrait, la coupe doit être vidée, nettoyée et rincée conformément aux instructions du fabricant. Sa désinfection entre les cycles doit également respecter les consignes de la notice, les coupes menstruelles nécessitent généralement une stérilisation à l'eau bouillante en début et fin de cycle et un nettoyage à l'eau et au savon doux (ph neutre ou savon intime) entre chaque port de celle-ci pendant la période de règles.
Attention, il est nécessaire de bien respecter la durée maximale de port pour les protections intimes internes, comme les coupes menstruelles (ou les tampons en ce qui concerne les protections non-réutilisables). Effectivement, le port d'une protection interne pendant plus de six heures ou au cours de la nuit est associé à un risque plus élevé de syndrome de choc toxique. Le maintien prolongé de ces dispositifs entraine un stagnement du sang dans le vagin. Cette stagnation crée un environnement favorable à la multiplication de bactéries (staphylocoques) : cette bactérie sécrète une toxine qui, par la circulation sanguine, se répand dans l’organisme et provoque des symptômes ressemblant à une infection.
Les symptômes qui doivent alerter :
- Fièvre soudaine (38,9°C ou plus)
- Vomissements
- Sensation de malaise avec céphalée
- Diarrhée
- Éruption cutanée ressemblant à un coup de soleil
Dès l’apparition des premiers symptômes, enlevez le tampon ou la coupe et consultez en urgence. N’oubliez pas de mentionner à l’équipe médicale vous prenant en charge le port d’une protection intime interne.




