Le dérivomètre : un outil pour identifier les pratiques non conventionnelles en santé

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Le ministère chargé de la Santé met à disposition le Dérivomètre, un outil destiné à sensibiliser le public à l’identification des situations à risques pouvant être rencontrées dans la cadre de certaines pratiques non conventionnelles en santé.

Prévenir les risques liés aux pratiques de soins non conventionnelles

Les pratiques de soins non conventionnelles suscitent un intérêt croissant auprès des Français. Souvent présentées comme des solutions “naturelles” et sans risque, elles peuvent être recherchées pour le bien-être ou en complément d’un parcours de soins. Toutefois, toutes ne disposent pas d’un niveau de validation scientifique suffisant et certaines peuvent constituer un réel danger en exposant les personnes à des risques pour leur santé. Certaines pratiques peuvent conduire à un retard de diagnostic, faire perdre des chances de guérison ou mené à des comportements dangereux comme l’interruption d’un traitement. Dans certains cas, cela peut également représenter une emprise mentale avec de la dépendance à l’égard d’un praticien, des pressions psychologiques ou un éloignement de l’entourage.

Afin d’aider chacun à mieux repérer les risques, le ministère chargé de la Santé propose le Dérivomètre, un outil pédagogique consacré à ces dérives thérapeutiques.

Il permet de sensibiliser les personnes qui ont recours à des pratiques non conventionnelles en santé, ainsi que leur entourage aux signaux qui doivent les alerter. 

L’outil propose différents niveaux de vigilance afin d’aider à apprécier une situation et à identifier les conduites à tenir. Il contribue ainsi à renforcer la capacité de chacun à exercer son discernement et à solliciter un avis adapté en cas de doute.

Consultez le dérivomètre sur le site du Ministère de la Santé

 

Dans tous les cas

• Ne pas arrêter votre suivi médical/traitement sans avis médical préalable.
• Demander des garanties sur la sécurité de la prise en charge mais aussi un devis global sur ce qui est proposé avant d’accepter la réalisation des actes
 

Risque orange - il est conseillé de :

• Ne plus prévoir de rendez-vous avant d’avoir demandé conseil auprès des professionnels de santé chargés de votre suivi médical
• Conserver des preuves : documents, dépliants, messages ou captures d’écrans, photos (médicaments, traces sur la peau, …)
• Demander de l’aide auprès des associations d’aide aux victimes (cf. contacts utiles)

Risque rouge - il est conseillé de :

• Couper tout contact avec le praticien
• Conserver des preuves : documents, dépliants, messages ou captures d’écrans, photos (médicaments, traces sur la peau, …)
• Alerter les professionnels de santé en charge de votre suivi médical
• Demander de l’aide auprès des associations d’aide aux victimes (cf. contacts utiles)
• En cas d’actes invasifs ou non consentis, composez le 15
• Déposer plainte auprès de votre commissariat de police ou gendarmerie
• Déposer plainte auprès du Conseil (inter)départemental de l’Ordre du praticien concerné s’il existe (le conseil compétent est celui dans le ressort territorial dans lequel le praticien exerce)
 

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