Le protoxyde d'azote

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L'ARS Normandie sensibilise aux dangers de l'usage détourné du protoxyde d'azote.

 Le protoxyde d’azote est un gaz qui peut-être :
  •  à usage médical, utilisé pour ses propriétés anesthésiques et analgésiques lors des soins ;
  • de pressurisation, utilisé pour les aérosols alimentaires (siphon chantilly)

Dans le cadre de cet usage commercial, il est soumis à la réglementation des produits de consommation courante et est en vente libre dans les supermarchés et disponible sur Internet.

 La loi du 1er juin 2014 vise à prévenir les usages détournés et dangereux du protoxyde d'azote, en renforçant en particulier la protection des personnes mineures : LOI n° 2021-695 du 1er juin 2021 tendant à prévenir les usages dangereux du protoxyde d'azote (1) - Légifrance (legifrance.gouv.fr)
 
L’arrêté du 22/07/2023 fixe la quantité maximale de protoxyde d'azote autorisée pour la vente aux particuliers (donc des personnes majeures) et qui est entré en vigueur le 1er janvier 2024 :
  • limite à 10 cartouches maximum, par acte de vente réalisée sur le territoire français en point de vente physique ou en ligne.
  • interdit la vente ou distribution des bonbonnes ou autre conditionnement.
Elle établit notamment une interdiction de vente aux mineurs.

Les effets secondaires indésirables

La consommation de protoxyde d'azote peut provoquer :

  • Nausées et vomissements ;
  • Maux de tête ;
  • Crampes abdominales ;
  • Diarrhées ;
  • Somnolence et légère baisse de la vigilance dans les 30 minutes qui suivent la prise ;
  • Vertiges ;
  • Acouphènes (perceptions de bourdonnements en l’absence de bruit extérieur).

À forte dose, sa consommation peut aussi entraîner :

  • Confusion, désorientation ;
  • Difficultés à parler et à coordonner ses mouvements ;
  • Faiblesse musculaire.

Risques en cas d’utilisation régulière :

  • Trouble de l’usage/Dépendance ;
  • Complications neurologiques ;
  • Troubles de l’humeur ;
  • Troubles cardiovasculaires ;
  • Troubles de la mémoire ;
  • Troubles respiratoires ;
  • Conséquences dermatologiques (brûlures, hyperpigmentation).

La pratique est identifiée depuis 2012 et fait l'objet d'une surveillance régulière 

Cette surveillance a permis d'identifier et faire face aux épisodes qui voient un développement ponctuel de ces consommations, en fonction des effets de mode ou des circonstances notamment :
  • diminution des consommations pendant le 1er confinement entre mars et mai 2020 ;
  • reprise des consommations en juin 2020 avec le déconfinement ;
  • situation statistique stable depuis 2020 
En 2025, on a recensé :
DépartementPatients hospitalisés avec usage détourné de protoxyde d’azote identifié
Manche2
Calvados7
Orne0
Eure0
Seine Maritime5

Actions menées 

  • Replay sur l'usage du protoxyde d'azote à destination des professionnels de santé
  • Le déploiement de programme de prévention à destination du public jeunes 

Fiche Réflexe sur le protoxyde d'azote 

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