Pendant l'épidémie, les missions santé-environnement de l'ARS se poursuivent

Article
Visuel
Utilisation de la climatisation, baignade, consommation de coquillages, qualité de l'air, eau potable...Pendant l'épidémie de COVID-19, le service santé environnement de l'ARS Normandie poursuit ses missions en matière de prévention et de gestion des risques... Retrouvez les réponses aux interrogations les plus souvent soulevées.
Corps de texte

Puis-je aller me baigner à la mer ou en eau douce ?

À ce jour, aucun cas de contamination par le SARS-COV2 via l'eau n'a été recensé. Il s’agit d’un virus fragile qui survit très mal dans le milieu aquatique. Ainsi, le principal mode de transmission du SARS-COV2 lors de la baignade est lié au non-respect de la distanciation sociale et c’est pour cette raison que le respect de cette distance et des gestes barrières est primordial, même à la plage !

Dans le cadre de l’épidémie de COVID-19, vous êtes invités à consulter le site de la préfecture de votre département ou de votre commune pour vous assurer de l’ouverture de la baignade et des éventuelles consignes associées. Par ailleurs, la qualité de l’eau des baignades réglementées fait l’objet de contrôles réguliers par l’ARS à chaque période estivale. Cette surveillance pourra être renforcée pour les sites les plus vulnérables. Les résultats de ce contrôle sont disponibles sur le site Internet https://baignades.sante.gouv.fr

Pour vous baigner sereinement, adoptez les bons réflexes en suivant ces conseils :

  • Je respecte les interdictions de baignade et je reste dans les zones surveillées
  • Je prends en compte ma forme physique, les conditions météorologiques et la qualité de l’eau
  • Je ne consomme pas d’alcool avant la baignade 
  • Mes masques, gants jetables et mouchoirs, je les jette à la poubelle et non pas dans la nature.
     

Puis-je aller me baigner en piscine ?

Dans les piscines accueillant du public, un traitement de désinfection opérant garantit le pouvoir désinfectant de l’eau des bassins et limite très fortement les risques de transmission du virus via l'eau. Toutefois, comme à l’extérieur, la transmission est favorisée par la proximité entre les personnes que ce soit dans les vestiaires ou dans les bassins. Les piscines ont ainsi réduit les jauges pour permettre le respect des gestes barrières et les règles de distanciation, tout en rappelant les consignes habituelles pour les usagers :

  • ne pas venir à la piscine lorsqu’on présente des signes de pathologie digestive ou respiratoire,
  • prendre une douche savonnée avant de rentrer dans le bassin

Si vous disposez d’une piscine privée utilisée pour votre usage personnel, le respect des normes de désinfection appropriées (eau filtrée, désinfectée et désinfectante) et des comportements individuels adaptés doit permettre d’éviter le risque de transmission hydrique du virus Covid-19.

Quel que soit le type de piscine, l’un des principaux risques est la noyade. Aucun dispositif de sécurité ne remplace votre vigilance. Aussi, adoptez les bons réflexes !

Risque de noyade des enfants : ne quittez pas vos enfants des yeux

 

Peut-on contracter le COVID-19 en buvant de l’eau potable ?

À ce jour, aucun cas de contamination par l’eau n’a été rapporté. Ce virus se transmet d’homme à homme par l’inhalation de gouttelettes (toux, éternuements), ou par contact par des mains souillées (contact avec la bouche, le nez, les yeux).

 

L’eau distribuée au robinet peut-elle être polluée par le virus Covid-19 ?

L’eau utilisée pour la production d’eau potable subit des traitements qui éliminent les bactéries et virus susceptibles d’être présents dans les ressources en eau. Il s’agit majoritairement de procédés physiques de filtration et de procédés de désinfection (notamment chloration). De plus, il convient de rappeler que, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Covid-19 a de très faibles probabilités d’être présent dans les ressources en eau utilisées pour la production d’eau potable.

Rappelons également qu’en Normandie, la production d’eau potable est assurée à partir de 1 159 captages d’eaux souterraines (87 % de la population) et 35 prises d’eaux superficielles (13 % de la population). Par ailleurs, 96,6 % de la population est alimentée par une eau de très bonne qualité microbiologique (Bilan 2019).

 

Quels contrôles de la qualité de l’eau potable sont effectués ? Sont-ils différents de d’habitude en cette période ?

L’eau potable subit une double surveillance tout au long de l’année. La surveillance exercée par les exploitants (ou auto-surveillance) et le contrôle exercé par l’ARS (contrôle sanitaire). Depuis le début de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, les exploitants et les régies en charge de la production et de la distribution d’eau sont mobilisés pour garantir en permanence la production et la distribution d’eau potable sur le territoire avec une vigilance renforcée sur le bon fonctionnement des filières de potabilisation et notamment sur les dispositifs de chloration en production ainsi que sur le maintien du résiduel de chlore dans le réseau de distribution.

Le contrôle sanitaire de la qualité de l’eau du robinet, mis en œuvre par l’ARS, est réalisé conformément à la réglementation en vigueur. Le suivi microbiologique de la qualité de l’eau en sortie de production et en distribution n’a pas mis en évidence d’anomalies en Normandie.

Retrouvez tous les résultats des analyses d’eau, par commune, sur le site du ministère de la Santé   https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/eau

 

Peut-on se contaminer avec les eaux usées domestiques ?

Les coronavirus font partie de la liste des virus susceptibles d’être retrouvés dans les eaux usées brutes, comme d’autres virus (pour l’essentiel des virus non enveloppés dits entériques).

Selon le Haut Conseil de la Santé Publique*, en période épidémique, il ne peut pas être exclu que du SARS-CoV-2 excrété par une personne infectée contamine le mobilier sanitaire domestique (cuvette des toilettes, évier, poignée de porte) et soit éliminé vers le réseau d’assainissement, mais le niveau d’infectiosité en lien avec cette excrétion est à ce jour mal caractérisé. 

Aussi, il est primordial de maintenir et renforcer les règles d’hygiène et de propreté ainsi que la désinfection des toilettes à la maison en insistant sur les mesures suivantes :

  • Réaliser un lavage soigneux des mains (lavage à l’eau et au savon ou à défaut par produit hydroalcoolique) après chaque utilisation des toilettes, ou après le nettoyage des toilettes ou du mobilier sanitaire,
  • Tirer la chasse d’eau après fermeture de l’abattant pour éviter la projection de gouttelettes sur les surfaces à partir des effluents, 
  • Nettoyer la cuvette des toilettes par brossage après chaque tirage de la chasse d’eau,
  • Nettoyer et désinfecter régulièrement les sanitaires et le mobilier sanitaire à l’aide d’un produit désinfectant ménager ou équivalent contenant 0,5 % de chlore actif (préparation eau de javel diluée à 0,5 % de chlore actif : 1 litre de javel du commerce à 2,6 % dans 4 litres d'eau froide) en en laissant agir pendant 5 min. On peut utiliser des pastilles de javel concentrées prêtes à l’emploi pour la cuvette des toilettes.
  • Respecter les consignes d’utilisation du produit pour se protéger de l’eau de javel ou du désinfectant utilisé pour des toilettes, mobilier et matériel.

 

Attention : En cas d’utilisation de lingettes désinfectantes, il convient de les jeter dans un poubelle (et PAS dans les toilettes). Les exploitants des réseaux d’assainissement ont alerté sur l’augmentation des dysfonctionnements liés aux lingettes rejetées dans les toilettes. Cela nécessite des interventions pour déboucher les canalisations. Ces interventions sont réalisées par des professionnels. Or il est important d’agir de manière à ce que les professionnels de l’assainissement réduisent les expositions évitables par l’adoption de bonnes pratiques.

Et en présence d’un malade Covid-19 à domicile ?

En présence de personnes malades infectées par le Covid-19 à domicile, nettoyer et désinfecter quotidiennement (minimum 2 fois par jour quand le malade ne dispose pas de toilettes séparées) les sanitaires utilisés par les patients infectés, y compris après la guérison de la maladie respiratoire (jusqu’à 15 jours après la fin des signes cliniques), en utilisant des produits ménagers désinfectants.

* Avis du HCSP du 17 mars 2020 relatif à la réduction du risque de transmission du SARS-CoV-2 par la ventilation et à la gestion des effluents des patients COVID-19

Peut-on contracter le COVID-19 par les aliments ?

Le virus COVID-19 se transmet d’homme à homme par la voie des gouttelettes (toux, éternuements, mains souillées par les gouttelettes). La contamination d’un animal étant peu probable, la possibilité de transmission directe du virus par un aliment issu d’un animal contaminé a été exclue par les experts. La seule l’hypothèse de la contamination de l’aliment par un humain malade, ou porteur asymptomatique du virus SARS-CoV-2, pourrait avoir lieu par le bais de gouttelettes respiratoires issues d’un patient contaminé. Une personne infectée peut contaminer les aliments en les préparant ou en les manipulant avec des mains souillées, ou en les exposant à des gouttelettes infectieuses lors de toux et d’éternuements.

Appliquées correctement, les bonnes pratiques d’hygiène classiques de prévention des intoxications alimentaires sont une manière efficace de prévenir la contamination des denrées alimentaires par le virus SARS-CoV-2.

De plus les experts rappellent que la cuisson des aliments (4 min à 63°C) pourrait être considérée comme efficace pour inactiver le coronavirus.

Les gestes à adopter pour faire mes courses et en rentrant à domicile ?

Afin de limiter le risque de contamination et de propagation du virus, il est recommandé d’appliquer les mesures barrières et les recommandations suivantes durant et après les courses de premières nécessités :

  • Il faut tout d’abord se laver les mains avant de sortir et en rentrant,
  • Respecter les mesures de distanciation sociale pendant les courses,
  • Ne pas se toucher le visage durant les courses,
  • Même si le virus causant la maladie ne survit pas plus de 3h sur les surfaces des emballages, en rentrant retirer les suremballages (ex. carton des yaourts), essuyer les produits avec un essuie tout à usage unique humidifié constitue cependant une précaution supplémentaire,
  • Ranger les produits frais au réfrigérateur immédiatement après les courses,
  • Laver les légumes et fruits à l’eau claire,
  • Ne pas nettoyer les aliments à l’eau de javel ou tout autre produit nettoyant ou désinfectant non destiné à entrer au contact de denrées alimentaires,
  • Pensez à vous laver les mains à nouveau juste après.

Quelles précautions à prendre lors des livraisons de produits alimentaires ou de repas ?

Au-delà de l’ensemble des mesures d’hygiène à prendre classiquement dans la manipulation de denrées alimentaires, les précautions sanitaires supplémentaires à prendre sont les mesures d’hygiène et de distanciation sociale, dites « barrières ».

Pour les activités de livraison, les véhicules de transport doivent également être équipés d’une réserve d’eau et de savon ainsi que de serviettes à usage unique, ou de gel hydro- alcoolique. Dans le cas de livraisons à domicile, les chauffeurs, après information du destinataire, laissent les colis devant la porte. Il ne peut être exigé de signature d’un document sur quelque support que ce soit par le destinataire ou son représentant.

Est-ce que je peux manger des coquillages que j’ai moi-même pêché ?

Parce qu’ils concentrent des bactéries, virus ou du phytoplancton toxique, les coquillages ne sont pas tous bons à consommer. Pour limiter les risques, il convient de respecter les interdictions en cours et les recommandations sanitaires et de ne pas pratiquer la pêche à pied sur les gisements de mauvaise qualité.

À ce jour, aucun cas de contamination par le SARS-COV2 via la consommation de coquillage n’a été rapporté. De plus, une étude récente menée par l’IFREMER n’a pas permis d’identifier le virus dans les coquillages ou l’eau de mer.

Néanmoins, avant de consommer la récolte du jour, les coquillages doivent être lavés avec soin, conservés vivants au réfrigérateur et dégustés rapidement dans la journée. Il est recommandé pour les femmes enceintes et les enfants de les consommer bien cuits.

L’Agence Régionale de Santé met l’ensemble des résultats des contrôles réalisés sur les gisements de pêche à pied de loisirs à votre disposition sur son site internet (https://www.normandie.ars.sante.fr/coquillages-de-peche-pied). Ils sont également affichés sur les différents sites de pêche à pied.

Santé publique France a réalisé une vidéo de "Conseils pour une bonne hygiène à la maison durant le confinement". Si le confinement est désormais terminé, les conseils qui y sont délivrés peuvent toujours s’appliquer.

Consultez la vidéo >  https://www.youtube.com/watch?v=nvS5FkdvAkc

Peut-on contracter le Covid-19 au contact de surfaces contaminées ?

Certaines études réalisées dans des conditions expérimentales, qui sont éloignées de celles rencontrées dans notre vie quotidienne, démontrent que le virus peut rester plus ou moins infectieux sur des surfaces inertes. Donc le risque d’être en contact avec le virus en manipulant des objets ayant été contaminés n’est théoriquement pas exclu, mais il est très faible. C’est pour cela qu’il est important de respecter les règles suivantes : ne pas se toucher le visage durant ses achats, se laver les mains lorsque l’on rentre chez soi et après avoir rangé ses courses.

Comment nettoyer des surfaces potentiellement contaminées ?

Les produits ménagers usuels (savon, détergents, etc.) permettent de nettoyer des surfaces potentiellement contaminées. Si vous utilisez de l’eau de javel, utiliser ce produit avec précaution car il est fortement oxydant et caustique pour la peau, les muqueuses et les matériaux. Le vinaigre blanc n’est pas un produit efficace pour détruire des virus sur les surfaces. Ce n’est pas un produit virucide.

Le téléphone, en contact direct avec les mains et le visage, les claviers d’ordinateurs, les tablettes tactiles, les poignées de portes peuvent être un vecteur de transmission du virus et doivent être nettoyés avec un produit adapté (ex. des lingettes désinfectantes compatibles avec le nettoyage des écrans tactiles, un essuie tout imbibé d’alcool à 70° (70 %) pour les matériaux compatibles).

Après avoir procédé au nettoyage, veillez à aérer votre logement.

Et en présence d'un malade ?

L'usage d'un aspirateur est déconseillé car il remet en suspension des particules sur lesquelles des microorganismes ont pu se déposer. Une stratégie de lavage-désinfection humide est préférable. 

Les éléments en contact avec les personnes malades (poignées de porte, sanitaires notamment) sont à désinfecter chaque jour avec des lingettes imprégnées d’alcool à 70 % ou d’eau de javel diluée à 0,5 % de chlore actif (soit 1 litre de javel du commerce à 2,6 % dans 4l d’eau froide) jusqu’à 15 jours après la fin des signes cliniques. L'eau de javel est à diluer dans de l'eau froide, l'eau chaude inactive le principe désinfectant (chlore).

Veiller à bien identifier les produits ménagers en cas de déconditionnement et les tenir hors de portée des enfants.

Pour les draps, torchons et serviettes, ne pas les secouer ni les plaquer contre soi. Les laver en machine à laver avec un cycle à 60 degrés. Le reste du linge peut être lavé à 40°C.

 

Quelles précautions prendre avec l’eau de javel et les produits désinfectants ?

Plusieurs situations particulières à risque d’intoxication ou accidents domestiques ont été identifiées en France, depuis le début de l’épidémie à Covid-19, à la suite d'usage d’eau de javel et de produits désinfectants : inhalation de vapeur toxique, intoxication accidentelle de jeunes enfants suite aux transferts des produits ménagers (dans une bouteille, dans un verre d’eau…), nettoyage des aliments à l’eau de javel.

Pour les éviter :

  • Respecter rigoureusement les conditions d’usage des produits nettoyants ou désinfectants (sols, surfaces du domicile ou du lieu de travail),
  • Ne pas mélanger des produits nettoyants ou désinfectants entre eux, notamment eau de javel et détartrant,
  • Pour les produits déconditionnés, mentionner très clairement la nature du contenu (nom du produit au feutre, étiquette de couleur…) et tenir ces produits hors de portée des enfants,
  • Tenir tous les produits ménagers hors de portée des enfants,
  • Ne pas utiliser les produits nettoyants et désinfectants de sols et de surfaces pour des besoins d’hygiène corporelle,
  • Ne pas nettoyer les aliments à l’eau de javel ou tout autre produit nettoyant ou désinfectant non destiné à entrer au contact de denrées alimentaires.

 

Comment dois-je trier mes déchets ?

Le tri des déchets est réalisé selon les bonnes pratiques en matière de tri. Pour rappel, les masques, gants et lingettes de nettoyage des surfaces doivent être jetés dans les ordures ménagères (dans un sac fermé).

Attention, aucun de ces produits ne doit être jeté dans la poubelle jaune, dans le compost ou dans la nature, même si vous n’êtes pas malade ! Il ne faut pas jeter non plus ce matériel dans les toilettes, pour ne pas boucher ou d'obstruer les réseaux publics d'assainissement.

Et en présence d'un malade COVID-19 à domicile ?

Les déchets produits par les personnes malades, notamment les masques, mouchoirs à usage unique et bandeaux de nettoyage des surfaces, sont placés dans un sac plastique pour ordures ménagères dédié, opaque, disposant d’un système de fermeture fonctionnel (liens traditionnels ou liens coulissants) et d’un volume adapté (30 litres au maximum). La personne correspondant à un cas infecté ou susceptible d’être infecté maintenue à domicile dispose dans la pièce où elle réside ce sac plastique, dans lequel elle place ses déchets.

Lorsque le sac plastique pour ordures ménagères est presque plein, il est fermé et placé dans un deuxième sac plastique pour ordures ménagères répondant aux mêmes caractéristiques, qui sera également fermé. Les déchets sont stockés sous ce format durant 24 heures (afin de réduire fortement la viabilité du virus sur des matières poreuses) au domicile. Cette démarche est réalisée jusqu’à la fin des symptômes respiratoires.

En aucun cas ces déchets ne doivent être mis dans la poubelle recyclable. Ils ne doivent pas non plus être stockés dans les bacs à ordures ménagères sans les avoir préalablement mis dans un double sac fermé conservé 24h à domicile.

 

Que puis-je faire à mon domicile pour limiter la pollution de l’air et mon exposition  cette pollution ?

Il est très important de renouveler régulièrement l’air intérieur pour maintenir un environnement intérieur sain et propice au bien-être des occupants. De plus, l’air intérieur contient plusieurs polluants issus de nos activités (bricolage, ménage), des produits ménagers, des meubles, des cosmétiques, des bougies et encens, etc. Il est donc important et nécessaire de faire respirer son logement en assurant une bonne circulation d’air neuf dans toutes les pièces.

Pour cela, il faut aérer et laisser ventiler tout en pratiquant les bons gestes et bons comportement, à savoir :

  1. AERER le logement, notamment les pièces de vie (séjour – salon – chambres - bureau)

Aérez chaque jour en faisant un courant d’air pendant au moins une fois 10 min de préférence le matin et/ou le soir, moments de la journée où les pollens, potentiellement allergisants sont moins présents dans l’air ambiant et où la température est plus basse.

Autant que possible, renouvelez l’air des pièces après un séjour prolongé ou lorsque plusieurs personnes les ont occupées simultanément.

  1. VENTILER le logement, notamment les pièces d’eau (cuisine - salle de bain ou de douche –toilettes)

S’il s’agit de ventilation permanente naturelle, n’obstruez pas les grilles d’amenée d’air neuf positionnées en partie basse et celles de sortie de l’air vicié (pollué) situées en partie haute.

En présence d’une VMC (ventilation mécanique contrôlée), testez son bon fonctionnement en positionnant une feuille de papier toilette au niveau d’une des bouches d’aspiration de l’air vicié (pollué) placée en partie haute d’une des pièces d’eau. Si la feuille reste collée à la bouche, cela indique que la VMC fonctionne correctement.

  1. LIMITER l’apport d’humidité

 Autant que possible, réduisez les sources d’humidité liées au séchage du linge à l’intérieur, à la cuisson des aliments (allumez la hotte et ouvrez les fenêtres), à la prise de douche ou de bain prolongée) qui viennent enrichir l’air ambiant en vapeur d’eau et ainsi favoriser le développement des moisissures. Là encore, le bon geste est d’aérer le logement en créant un courant d’air afin d’amplifier le renouvellement d’air.

Si des taches de moisissures venaient à apparaître, il convient d’identifier la cause (fuite d’eau, défaut de ventilation, défaut d’isolation, excès d’humidité), autant que possible d’y remédier et d’éliminer les moisissures car en les laissant s’étendre, elles peuvent contribuer pour certaines personnes à l’apparition d’atteintes à la santé telles que des allergies, de l’asthme ou des troubles respiratoires.

Si la surface touchée reste limitée, l’élimination des moisissures peut être réalisée par vos propres soins en prenant des précautions (https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/batiments/arti…). Dans le cas contraire, faites appel à une entreprise qualifiée.

Et en présence d'un malade COVID-19 à domicile ?

Celui-ci doit résider le plus possible dans une seule pièce du logement (chambre). Cette pièce doit être ventilée régulièrement (minimum 3 fois par jour pendant 15 minutes minimum) par ouverture en grand des fenêtres et de façon séparée du reste du logement (en maintenant fermée la porte de la pièce, et en assurant le plus possible son étanchéité par calfeutrage à l’aide d’un boudin de bas de porte).

L’utilisation d’un ventilateur dans la pièce où se trouve le malade est contre-indiquée par le haut conseil de santé publique.

Pour les studios, la mesure d’isolement n’est pas possible. Aussi, il est recommandé pour le malade de porter le masque et d’aérer le studio par ouverture des fenêtres le plus possible. La porte palière du logement devra être calfeutrée (boudin de bas de porte) pour éviter les échanges d’air avec la cage d’escalier.

4. VERIFIEZ vos chauffages et vos climatiseurs 

Utilisez vos chauffages d’appoint au pétrole uniquement sur des périodes courtes.

N’utilisez pas vos cheminées ou chauffage d’agrément. Si vous devez le faire, vérifiez qu’il y a un bon tirage afin que la fumée ne pollue pas votre air intérieur.

Nettoyez vos climatiseurs.

5. LIMITEZ Les sources de pollution intérieure

Vous avez un rôle à jouer pour limiter les sources de pollution :

- Le propre n’a pas d’odeur ! Limitez l’utilisation des produits du quotidien (lessive, produit ménager, déodorant, assouplissant, bougies parfumées, encens) qui émettent des composés organiques volatiles très nocifs pour la santé.
Préférez les produits naturels ou faiblement émissifs (bicarbonate de soude, vinaigre d’alcool, savon noir...).

- Pour le bricolage et les activités manuelles, utilisez des produits peu émetteurs de polluants et de composés organiques volatils (image peinture à l’eau et colle sans solvant), de préférence dans un lieu bien ventilé. Soyez attentifs aux étiquettes. Refermez les récipients pour éviter qu’ils ne s’évaporent et veillez à aérer votre logement pendant et après l’activité.

- Eliminez régulièrement les poussières, nids potentiels d’acariens, simultanément en aspirant et ouvrant vos fenêtres ou par un nettoyage humide. L’usage d’un aspirateur est toutefois déconseillé en présence d’un malade Covid-19 à domicile (cf encadré ci-dessus).

- Ne fumez pas à l’intérieur des locaux ni à proximité d’autres personnes ou d’enfants. Fumez et vapotez dehors. Même en ouvrant les fenêtres, les composants de la fumée sont absorbés dans les tissus (moquette, canapé en tissu, rideau), qui continuent d’émettre plus tard dans l’air.

- Depuis le 1er janvier 2019, l’usage des pesticides domestiques est interdit. Ne brûlez pas vos déchets verts. C’est interdit : vous risquez une amende de 450 euros. Vous pourrez les déposer ainsi que vos anciens pesticides à la déchetterie dès que cela sera de nouveau possible. Ou bien faites un compost !

 

Je suis allergique aux pollens. La situation est-elle plus à risque pour moi en ce moment ?

 

La saison pollinique bat son plein actuellement. L’allergie aux pollens (bouleau, cyprès, puis graminées, herbacées, etc.) peut impacter les voies respiratoires et en conséquence fragiliser davantage face au COVID-19.

Pour limiter votre exposition aux pollens, privilégiez l’aération de votre logement le matin et le soir, car les émissions de pollen sont moins importantes

N'hésitez pas à consulter les bulletins polliniques de Atmo Normandie et à vous inscrire aux alertes ou sur le site de Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) ou de l’Association des Pollinariums sentinelles de France (APSF).

Continuez à prendre vos traitements et rapprochez-vous de votre médecin pour toute question liée à votre santé.

Pour en savoir plus site Atmo Normandie  et RNSA

 

Les systèmes de ventilation naturelle ou mécanique présentent-ils un risque en période COVID ?

Si le risque de dispersion du virus sous forme de gouttelettes ou d’aérosols par le biais d’un système de ventilation ne peut être complètement écarté, ce risque est très peu probable.

Aussi, le renouvellement de l’air des locaux est d’autant plus important dans le contexte d’épidémie de Covid-19. Il est assuré par des systèmes de ventilation (ventilation par conduits à tirage naturel et VMC) qui permettent d’accroitre l’amenée d’air « neuf » et l’extraction de l’air dit « vicié ».

Qu’il s’agisse d’un système de ventilation naturelle ou mécanique, il convient de :

- s’assurer du bon fonctionnement de l’ensemble du système de ventilation ;

- bien compléter l’utilisation de cette ventilation par une aération régulière des espaces clos par ouverture en grand des ouvrants (fenêtres…) au moins pendant 10 à 15 min deux fois par jour ;

- s’assurer du renouvellement permanent de l’air dans les pièces fréquentées, y compris dans les sanitaires.

Plus spécifiquement pour les systèmes de ventilation naturelle, vous devez veiller à ce que les différents ouvrants, les orifices d’entrée (sur les menuiseries) et de sortie d’air (bouches d’extraction), et les passages (détalonnage sous les portes) soient régulièrement nettoyés, ne soient pas obstrués, et fonctionnent correctement (par exemple, en effectuant le test de la feuille de papier sur les bouches de ventilation).

Pour les systèmes de ventilation mécanique, il convient :

- arrêter si possible le mode recyclage de l’air, et fonctionner seulement avec apport d’air extérieur (si ce n’est pas possible, réduire au maximum le recyclage de l’air) ;

- nettoyer régulièrement les filtres et les remplacer selon le calendrier habituel d’entretien.

En cas de fortes chaleurs, puis-je utiliser des ventilateurs d’appoint ?

Même si aucune étude scientifique n’a établi de liens entre les ventilateurs sur pied et la dispersion du SARS-CoV-2 dans l’air intérieur, il est plausible que les flux d’air généré par des ventilateurs d’appoint puissent contribuer à la dispersion de gouttelettes contenant du SARS-CoV-2 en présence de personnes infectées, que celles-ci soient symptomatiques ou non. En créant un mouvement d’air important, il va projeter les gouttelettes respiratoires émises par les personnes à distance dans la pièce et rendre inopérante la distance de sécurité entre les personnes.

Aussi, l’utilisation de ventilateur à visée de brassage / rafraîchissement de l’air dans des espaces collectifs de petit volume, clos ou incomplètement ouverts, est contre-indiquée dès lors que plusieurs personnes sont présentes dans cet espace, même porteuses de masques.

Pour des espaces collectifs de plus grand volume, il convient de s’assurer du renouvellement permanent de l’air dans les pièces fréquentées, y compris dans les sanitaires. Néanmoins, en cas d’utilisation de ventilateurs d’appoints associés ou non à un brumisateur, ces derniers doivent être utilisés en position fixe (pas de rotation) et ne pas diriger le flux d’air vers les visages.

Pour les pièces fermées où se trouve une seule personne, l’utilisation d’un ventilateur, associé à une brumisation ou non, est possible. Toutefois, le ventilateur doit pouvoir être stoppé avant qu’une autre personne n’entre dans la pièce.

En cas de vagues de chaleur, les consignes de prévention liées aux locaux sont : de les aérer tôt le matin et si possible tard le soir, voire la nuit, lorsque la température extérieure est inférieure à la température intérieure. Fermer les fenêtres, les stores, les volets sur les façades exposées au soleil et les maintenir fermés tant que la température extérieure est supérieure à la température intérieure.

En cas de fortes chaleurs, puis-je utiliser la climatisation ?

Quel que soit le type de système de climatisation utilisé (climatisation individuelle ou collective), et de système de ventilation éventuellement associé, il est nécessaire d’aérer régulièrement des espaces clos par ouverture des fenêtres au moins 10 à 15 minutes deux fois par jour.

En présence d’une climatisation individuelle, il convient :

- d’utiliser les filtres les plus performants possibles sur le plan sanitaire, en lien avec la compatibilité technique de l’installation (ex : filtres HEPA qui ont des performances en filtration supérieures) ;

- de retirer, puis nettoyer périodiquement et réinstaller les filtres situés dans les splits. Ce nettoyage est réalisé selon les spécifications des fabricants avec au minimum l’utilisation d’un détergent. En cas de suspicion de cas Covid-19, la fréquence de nettoyage devra être au minimum hebdomadaire. Changer périodiquement les filtres par des filtres neufs peut contribuer à améliorer la qualité de l’air intérieur.

Pour la climatisation collective en logements collectifs, l’entretien du système et la vérification de bon fonctionnement relève des syndicats de copropriété ou des bailleurs sociaux.
 

En cas de fortes chaleurs, les systèmes de brumisation individuels peuvent-ils être remis en service ?

Ces derniers peuvent être utilisés dans une pièce où réside une personne seule y compris avec un ventilateur, sous réserve que le ventilateur soit arrêté avant qu’une autre personne, protégée par un masque, ne pénètre dans la pièce.

Les moustiques peuvent-ils transmettre le virus ?

Non il n’existe aucune preuve de transmission du virus à travers les moustiques, ou tout autre animal d’ailleurs. Le coronavirus COVID-19 se transmet entre humains, via les gouttelettes respiratoires.

 

Les animaux de compagnie peuvent-ils transmettre le COVID-19 ?

Au vu des connaissances actuelles, les animaux de compagnie ne transmettent pas le virus covid-19. Ce virus se transmet d'homme à homme. Il est inutile de laver un animal qui sort en promenade.

L'usage de produits inadaptés (eau de javel...) voire agressifs pour l'animal est dangereux et ferait souffrir votre animal sans aucun bénéfice pour vous ni pour lui.

Le virus Covid-19 circule-t-il dans l’air ?

Pour rappel, les modalités principales de transmission du virus responsables des infections COVID19 sont les suivantes:

  • transmission directe par émission de gouttelettes qui sont des sécrétions respiratoires émises lorsqu’une personne infectée symptomatique ou non tousse, éternue vers une personne saine présente à une courte distance (<1mètre), avec risque de contamination par la muqueuse respiratoire principalement. Le virus est transporté par les gouttelettes,
  • transmission indirecte par contacts avec la bouche, le nez, ou les muqueuses des yeux.

Le virus est donc transporté par les gouttelettes de sécrétions respiratoires et ne circule pas dans l’air tout seul, mais peut atteindre une personne à proximité (<1 mètre) ou se fixer sur une surface souillée par les gouttelettes, comme les mains ou les mouchoirs. C’est pour cela qu’il est important de respecter les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale.

Pour en savoir plus : site ministère de la santé

 

L’impact sanitaire du COVID-19 est-il aggravé par la pollution de l’air ?

La pollution de l’air fragilise les voies respiratoires et rend les organismes plus vulnérables. Une exposition chronique à la pollution de l’air, qui peut être à l’origine de nombreuses affections (inflammation des voies respiratoires, hypertension, diabètes…), est considérée comme un facteur aggravant des impacts lors de la contagion par le COVID-19.

Pour en savoir +, consultez la  > FAQ fédération ATMO

 

En cas de pic de pollution, quelles sont les recommandations à suivre ?

Y compris pendant l’épidémie de Covid-19, il convient de maintenir les bonnes pratiques de ventilation et d’aération et de ne pas aggraver les effets de cette pollution en s’exposant à des facteurs irritants supplémentaires : fumée de tabac, utilisation de solvants en espace intérieur, chauffage au bois, exposition aux pollens.

En cas de pics de pollution, les recommandations sanitaires et comportementales habituelles restent valables. Plus précisément, il s’agit :

Pour les personnes sensibles ou vulnérables > femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes asthmatiques, personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires…

  • Éviter les activités physiques et sportives intenses (qui obligent à respirer par la bouche) en intérieur comme en extérieur, et privilégiez les activités modérées, 
  • Prendre conseil auprès de votre médecin pour savoir si votre traitement médical doit être adapté le cas échéant,
  • En cas de gêne respiratoire ou cardiaque, prendre conseil auprès d’un professionnel de santé.

Pour la population générale > personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution et/ou dont les symptômes apparaissent ou sont amplifiés lors des pics, par exemple les personnes diabétiques ou immunodéprimées, les personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux …

  • Réduire, voire reporter, les activités physiques et sportives intenses (qui obligent à respirer par la bouche) en intérieur comme en extérieur,
  • En cas de gêne respiratoire ou cardiaque, prendre conseil auprès d’un professionnel de santé.

Pour vous informer sur la qualité de l’air extérieur rendez-vous sur le site ATMO Normandie

Certaines communes organisent une désinfection des espaces publics. Cela permet-il de limiter la propagation du virus ?

Le Haut Conseil de Santé Publique, dans son avis du 4 avril 2020, ne recommande pas de mettre en œuvre une politique de nettoyage spécifique ou de désinfection de la voirie dans le contexte de l’épidémie de Covid-19 en l’absence d’argument scientifique de l’efficacité des stratégies de nettoyage spécifique et de désinfection de la voirie sur la prévention de la transmission du SARS-CoV-2 (en dehors de son impact psychologique sur la population).

Par contre il rappelle :

  • la nécessité de l’application des mesures barrières, notamment la distanciation physique et l’hygiène des mains en cas de contacts avec les surfaces du mobilier urbain, pour la prévention de la transmission croisée du SARS-CoV-2 dans les espaces publics,  
  •  de continuer d’assurer le nettoyage habituel des voiries et d'assurer le nettoyage et la désinfection à une fréquence plus régulière du mobilier urbain avec les équipements de protection habituels des professionnels,
  • de ne surtout pas employer d’appareils pouvant souffler des poussières des sols de type souffleurs de feuilles.