Cas d’infection invasive à méningocoque à La Hague

Communiqué de presse

Cas d’infection invasive à méningocoque à La Hague

Jeudi 19 mars 2026, l’ARS Normandie a été destinataire d’un signalement d’infection invasive à méningocoque (IIM) à La Hague (Manche). 

Ce signalement, réalisé par le centre hospitalier de Cherbourg, a fait l’objet d’une gestion active immédiate par le pôle Veille et sécurité sanitaire de l’ARS, en lien avec l’hôpital et la médecine du travail de l’employeur. 

Ce vendredi 20 mars, le décès de la patiente a malheureusement été annoncé : l’ARS Normandie tient à exprimer ses condoléances attristées à la famille et sa solidarité aux salariés du groupe Orano dont elle comprend la vive émotion.

Aucun lien ne peut cependant être établi avec l’épidémie de méningite actuellement en cours au Royaume-Uni. 

L’identification des contacts à risque est actuellement organisée par l’ARS Normandie et la médecine du travail afin qu’une antibioprophylaxie soit proposée aux contacts à risque identifiés selon des critères précis. 

La transmission est liée à l’exposition directe et prolongée à des gouttelettes ou de la salive, notamment lors de la toux (être à moins d’1 mètre, face à la personne, pendant plus d’1 heure cumulée sur les 10 derniers jours). 

La contagiosité est peu importante et concerne les contacts proches, en collectivité et en famille. 

Les personnes contact à risque, informées par l’ARS Normandie ou la médecine du travail, se verront proposer une antibioprophylaxie (prise d’antibiotique pour des personnes non malades en prévention) le plus rapidement possible (au maximum 10 jours après le dernier contact avec le cas). Elle a pour objectif d’éradiquer le portage de la souche virulente et de prévenir sa diffusion en population générale en réduisant le risque de cas secondaires. Elle est proposée à tous les contacts à risque, quel que soit leur statut vaccinal. L’isolement des contacts à risque ne fait pas partie des mesures recommandées par l’ARS.

Pour les personnes non identifiées comme contacts à risque, aucune mesure spécifique de prévention n’est à mettre en œuvre. 

L’infection invasive à méningocoques est une maladie bactérienne qui peut donner une forte fièvre, des maux de tête, des nausées et vomissements, ou encore une raideur de la nuque. 

Les informations relatives aux infections invasives à méningocoque sont disponibles sur le site internet de l’ARS Normandie : Infections invasives à méningocoque | Agence régionale de santé Normandie 

Il existe plusieurs types de méningocoques. Les plus fréquents en France sont les méningocoques de groupe B, C, W et Y.

La vaccination contre les infections à méningocoques

La vaccination est un moyen pour réduire le risque de développer individuellement une forme grave de l’infection. Devant la gravité potentielle de cette infection la vaccination est nécessaire pour les publics cibles définis par la Haute Autorité de Santé. En effet, depuis le 1er janvier 2025, la vaccination contre les infections à méningocoques ACWY et B est obligatoire pour les nourrissons. La vaccination contre le méningocoque C, déjà obligatoire, a été remplacée par celle contre les méningocoques ACWY, tandis que la vaccination contre le méningocoque B, jusqu’ici fortement recommandée, est devenue également obligatoire.

Cette évolution des obligations vaccinales fait suite aux recommandations de la Haute Autorité de santé et au décret du 5 juillet 2024 relatif à l’obligation vaccinale contre les méningocoques de type B et ACWY. Elle figure dans la mise à jour du nouveau calendrier vaccinal. Cette nouvelle obligation vise à mieux protéger les nourrissons contre ces infections graves, en réponse à une recrudescence préoccupante observée ces dernières années.

La vaccination contre le méningocoque B repose sur une première dose à l’âge de 3 mois, deuxième dose à 5 mois et dose de rappel à 12 mois (M3, M5, M12).

La vaccination contre les méningocoques ACWY repose sur une dose à l’âge de 6 mois, suivie d’une dose de rappel à l’âge de 12 mois.

Aller plus loin : Méningite - Infections invasives à méningocoque - Ministère de la Santé, de la Famille, de l'Autonomie et des Personnes handicapées