Le premier comité de suivi du centre hospitalier de la Côte Fleurie s’est réuni lundi, à l’initiative de l’ARS Normandie, en présence de Mathias Ott, son directeur général, de Frédéric Varnier, directeur général du CHU de Caen et d’Elsa Olivieri, directrice de site de l’établissement. Les principaux élus du secteur, Philippe Augier, maire de Deauville, Hélène Billard, maire d’Equemauville, Nicolas Pubreuil, maire de Honfleur, Jérémy Roseau, maire de Pont-L’Evêque, Catherine Perchey, conseillère départementale, Christophe Blanchet, député, et la représentante de Sonia de La Provôté, sénatrice, étaient présents. Les professionnels hospitaliers et de ville du territoire étaient également représentés, ainsi que le comité de défense de l’hôpital. Cette réunion s’inscrit dans la continuité d’échanges engagés de longue date, qui se sont intensifiés en février dernier à la suite des difficultés traversées par l’hôpital. La mise en place d’un comité de suivi dédié avait été décidée à cette occasion. Depuis, un dialogue régulier s’est poursuivi avec l’ensemble des parties prenantes.
Une dynamique nouvelle pour l’établissement
Les principes posés collectivement ont été réaffirmés : le maintien d’un hôpital public de proximité, sans fermeture ni fusion, avec une offre de soins diversifiée et ancrée dans le territoire. Face aux inquiétudes exprimées ces derniers mois, l’ARS et le CHU de Caen ont rappelé que le Centre hospitalier de la Côte Fleurie et son service de cardiologie ne fermeront pas.
La situation reste exigeante. L’activité est en recul continu depuis 2019, en particulier en médecine et en soins médicaux et de réadaptation, avec un impact majeur sur l’équilibre financier de l’établissement. Des actions sont engagées pour renforcer le pilotage de l’activité, fiabiliser le suivi des recettes et ajuster plus finement l’organisation aux niveaux d’activité constatés.
Dans le même temps, une nouvelle dynamique est à l’oeuvre. La préparation à la certification est activement engagée : refonte de la politique qualité, déploiement des méthodes de la Haute Autorité de santé, renforcement du circuit du médicament, et montée en puissance des audits et auto-évaluations, avec l’appui du CHU. Le projet d’établissement, qui sera présenté en juin, est en cours de préparation avec une forte mobilisation des équipes et des partenaires du territoire. La mission d’appui engagée fin 2025 contribue par ailleurs à installer un cadre de travail et de dialogue de confiance dans la durée.
Des avancées concrètes pour l’offre de soins sur le territoire
Sur le plan médical, de premières évolutions positives sont à relever. En cardiologie, la dynamique se traduit par l’arrivée d’un cardiologue fin février, la remise en service de cinq lits de soins médicaux et de réadaptation mi-mars et la réouverture progressive de consultations spécialisées au printemps. Aux urgences, le renforcement des équipes est également engagé, avec l’arrivée d’un nouveau praticien dans les prochains jours et l’intégration d’un infirmier de pratique avancée dès cet été. Des protocoles de coopération sont par ailleurs en cours de déploiement pour fluidifier certaines prises en charge. En gériatrie, une nouvelle consultation a été ouverte en mars, des dispositifs d’hébergement temporaire en sortie d’hospitalisation sont en cours d’installation et une plateforme d’accompagnement et de répit est en déploiement. En médecine polyvalente, une consultation post-hospitalisation a été mise en place et l’organisation se renforce avec la structuration conjointe de lits de médecine et de soins palliatifs, permettant une meilleure adaptation des prises en charge aux situations complexes et une continuité accrue des parcours. Par ailleurs, six lits dédiés à la renutrition ont été ouverts, permettant de structurer une prise en charge spécifique et d’engager le développement d’une nouvelle filière, notamment en lien avec le service d’ORL du CHU de Caen.
Enfin la dynamique partenariale a été renforcée, qu’il s’agisse de parcours de soins avec le CH de Lisieux et le CHU de Caen pour permettre l’accès à des expertises complémentaires, ou de liens avec la ville, notamment les acteurs de la CPTS.
Ces avancées traduisent une orientation claire : affiner et enrichir l’organisation, renforcer les équipes et adapter progressivement l’offre aux besoins du territoire. Les efforts engagés depuis maintenant plusieurs mois commencent à apporter des réponses concrètes aux besoins de santé de la population mais cette dynamique s’inscrit sur un temps long et exige la mobilisation de l’ensemble des parties prenantes. L’enjeu est désormais de consolider l’ensemble de ces actions dans la durée et de poursuivre le déploiement de nouveaux projets, afin de renforcer l’attractivité du CHCF, au service de l’accès aux soins pour la population.
Une nouvelle réunion du comité de suivi est prévue au début de l’été.





