Semaine Régionale du dépistage du VIH, des hépatites virales et autres IST du 23 au 29 novembre 2020

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L’Agence Régionale de Santé Normandie, le COREVIH, le Centre Expert Hépatites virales du CHU de Rouen et le Centre Expert Hépatites virales du CHU de Caen Normandie se mobilisent du 23 au 29 novembre 2020 pour favoriser le dépistage du VIH, des hépatites virales et autres IST et lutter contre ces infections.
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La semaine régionale de dépistage du VIH, des IST et hépatites virales est maintenue du 23 au 29 novembre. Cette année, en raison des mesures sanitaires, seulement quelques actions sont assurées.

L'objectif cette année est de soutenir la visibilité des structures de dépistage et de sensibiliser à la nécessité de se protéger, notamment par l’utilisation du préservatif.

En cette période de confinement, l'enjeu de cette semaine régionale dédiée au dépistage du VIH, des IST et hépatites virales est de cibler des personnes les plus à risque d’infection et les personnes symptomatiques.

Ensemble, brisons le tabou du dépistage !

Parce que le VIH circule encore : en France, chaque année 6000 personnes découvrent leur séropositivité. On estime que 24 000 personnes ignorent qu’elles sont infectées par le VIH : elles sont exposées à des complications graves et transmettent sans le savoir le virus à leurs partenaires. Si elles connaissaient leur séropositivité, elles pourraient, comme la majorité des 173 000 personnes qui vivent avec le VIH en France, être efficacement traitées, rester en bonne santé, et ne transmettraient plus l’infection à leurs partenaires. En Normandie, chaque année, environ 150 personnes découvrent leur séropositivité et 3063 personnes séropositives sont suivies dans différents centres. Comme partout en France, des normands ignorent leur séropositivité, c’est pour les protéger et protéger leur entourage que cette semaine de dépistage est organisée.

Parce que des épidémies d’hépatite A surviennent chaque année depuis 2016 en Normandie. Parce que les Hépatites B et C restent fréquentes, contagieuses, responsables de complications (cirrhose, cancer), et peuvent être traitées si le diagnostic est fait.

Parce que les infections sexuellement transmissibles sont en recrudescence ces dernières années : multiplication par 3 du nombre d’infections à Chlamydia en 4 ans, augmentation du nombre d’infections à gonocoque, stabilité des cas de syphilis. Dans plus de 70% des cas les IST sont asymptomatiques, mais peuvent pourtant être à l’origine de complications, et notamment de stérilité chez les femmes.

Parce que de nombreuses idées reçues persistent :

« je ne fais pas le test, car si je ne sens rien, c’est que je ne suis pas malade… » C’est faux !

« j’ai eu des symptômes, mais comme ils ont disparu, c’est que je suis guéri… » C’est faux !

« je ne sors qu’avec des gens « clean », je ne cours pas de risque… » C’est faux !

« j’ai pris des risques, mais je préfère ne pas y penser (situations difficiles que l’on veut oublier, déni…) » C’est faux !

« je ne sais pas trop comment ces infections s’attrapent, mais ça ne doit pas me concerner… » C’est faux !

« je préfère ne pas savoir parce que de toute façon il n’y a pas de traitement… » C’est faux !

« à mon âge je ne suis pas concerné, cela ne concerne que les jeunes… » C’est faux !

« je déteste les prises de sang et la seule façon de se dépister est par une prise de sang au laboratoire… » C’est faux !

 

Toutes ces idées reçues sont fausses et sont des freins au dépistage ! La connaissance d’une large part de la population, et particulièrement des jeunes en matière de prévention des infections sexuellement transmissibles est très faible.

A chacun son dépistage !

Devant ces constats, les acteurs du dépistage du VIH, des Infections sexuellement transmissibles et des hépatites de Normandie proposent toute l’année à chacun un accès diversifié, personnalisé au dépistage, seule façon de stopper les transmissions, et de réduire les complications. Le dépistage est aussi l’occasion pour chacun d’avoir des explications personnalisées de prévention pour réduire les risques d’attraper une infection.

VIH

L’Inserm estime à environ 173 000 le nombre de personnes vivant en France avec le VIH, dont 24 000 méconnaissent leur infection. En 2016, le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité en région Normandie a été estimé à 146 (Source : Bulletin de santé publique, Normandie, Décembre 2018). Près d’un tiers des découvertes de séropositivité sont toujours trop tardives : 30% des personnes ont été diagnostiquées en 2017 à un stade avancé de l’infection à VIH. La moitié des découvertes de séropositivité (52%) ont concerné des personnes déclarant n’avoir jamais été testées auparavant. Le dépistage du VIH doit donc être encore intensifié, notamment auprès des publics les plus vulnérables, afin de réduire le nombre de personnes qui ignorent leur séropositivité et leur permettre de bénéficier d’un traitement antirétroviral, pour un bénéfice à la fois individuel et collectif. En 2017, 3064 personnes vivant avec le VIH étaient prises en charge dans un service hospitalier en Normandie (Source : Rapport d’activité du COREVIH Normand, 2017).

Hépatites virales

Hépatite C (VHC)

Le nombre de personnes ayant une infection chronique par le VHC a été estimé à 133 500 en 2016, soit 0,30% de la population générale métropolitaine. Parmi ces personnes, 26 000 méconnaissent leur infection. Ces estimations tendent à diminuer par rapport aux années antérieures (193 000 personnes infectées chroniques par le VHC en 2011 et 75 000 personnes non diagnostiquées en 2014). Dans le même temps, une augmentation importante des tests confirmés positifs a été observée entre 2013 et 2016, en Normandie (Source : BEH, mai 2018).

Hépatite B

La prévalence de l’hépatite B chronique est estimée à 0.30% en 2016, soit environ 135 000 personnes infectées, dont une proportion encore importante méconnaissent leur infection. En 2016, le nombre de tests réalisés pour recherche de l’hépatite B a été estimé à 4,3 millions.

IST

Syphilis

En 2017, en Normandie, le nombre de cas déclarés de syphilis récente était stable par rapport à 2016. 35 cas ont été déclarés en 2016 en Normandie (versus 26 en 2015).

Gonococcie

En Normandie, le nombre de cas de gonococcie déclarés en 2016 par les CeGIDD était de 95 (Source : réseau de surveillance des IST de Santé Publique France (RésIST)).

Infection à Chlamydia trachomatis

Le nombre de déclarations d’infection à Chlamydia trachomatis est en forte augmentation depuis 2013 en région Normandie, chez les hommes et chez les femmes, avec 802 diagnostics positifs en 201, contre 579 en 2014 (Source : réseau RENACLA).

Pendant une semaine, en Normandie, des acteurs du dépistage tels que les CeGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic) et des acteurs associatifs vont au-devant de la population à travers des initiatives.

COREVIH

Le Comité de coordination REgional de la lutte contre les Infections sexuellement transmissibles et le Virus de l’Immunodéficience Humaine de Normandie  est chargé de :

Coordonner dans son champ, et selon une approche de santé sexuelle, les acteurs œuvrant dans les domaines du soin, de l’expertise clinique et thérapeutique, du dépistage, de la prévention et de l’éducation pour la santé, de la recherche clinique et épidémiologique, de la formation, de l’action sociale et médico-sociale, ainsi que des associations de malades ou d’usagers du système de santé ;

Participer à l’amélioration de la qualité et de la sécurité de la prise en charge des patients, dans les domaines du soin, de la prévention et des dépistages, ainsi qu’à l’évaluation de cette prise en charge et à l’harmonisation des pratiques, notamment pour la prise en compte des besoins spécifiques des personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine ou exposées à un risque d’infection par ce virus ;

Recueillir et analyser l’ensemble des données épidémiologiques ainsi que toutes les données régionales utiles à l’évaluation de la politique nationale en matière de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le virus de l’immunodéficience humaine.

Concourir par son expertise à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques nationales et régionales de la lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le virus de l’immunodéficience humaine et dans le domaine de la santé sexuelle.

Centre Expert Hépatites virales du CHU de Caen Normandie

Le Centre Expert Hépatites virales est un service hospitalier du CHU de Caen Normandie engagé dans la lutte contre les hépatites virales et la prise en soins des patients atteints d’hépatites virales B et C. Il contribue à la mise en œuvre de la politique nationale en matière d’expertise, de prévention, de formation et de recherche. Il entretient un partenariat étroit avec les structures d’addictologie et les dispositifs médico-sociaux d’accueil des personnes les plus démunies. Il fait partie de la Fédération nationale des pôles et Réseaux Hépatites (FPRH).

Centre Expert Hépatites virales du CHU de Rouen

Depuis plus de 20 ans, le centre Expert Hépatites virales, intégré dans le service d’hépato gastro entérologie du CHU de Rouen, travaille en étroite collaboration avec le Réseau Hépatite de Normandie dans la lutte contre les hépatites virales. Il assure :

  • la prise en charge des patients atteints d'hépatites virales (consultation - mise en place des thérapeutiques - lien ville /hôpital)
  • la formation des différents acteurs de santé de la région pour la prévention et les différents moyens de dépistage des hépatites.

le centre  entretient des liens privilégiés avec les structures d’addictologie et les dispositifs médico-sociaux d’accueil des personnes les plus démunies. Il fait partie de la Fédération nationale des pôles et Réseaux Hépatites (FPRH).

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