Santé sexuelle et COVID-19 : les prises en charge des patients sont assurées partout en Normandie

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Partout en Normandie, les professionnels de santé et les associations restent à l’écoute des patients pour assurer les interventions médicales et les dépistages liés à la santé sexuelle.
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Les IVG dans le cadre de l’épidémie et du confinement

Depuis le 03 avril 2020, l’ensemble des consultations nécessaires aux IVG médicamenteuses peut être réalisés sous forme de téléconsultations (si la femme le souhaite et que le praticien – médecin ou sage-femme - l’estime possible) :

  • Une téléconsultation d’information et de remise d’ordonnances.
  • Une consultation de prise du médicament qui arrête la grossesse (antiprogestérone). En cas de téléconsultation, la femme pourra alors aller chercher le médicament en officine, en lien avec le médecin ou la sage-femme. Le 2ème médicament (prostaglandine) devant être pris 36 à 48h après le 1er.
  • Une téléconsultation de contrôle dans les 14 à 21 jours qui suivent.

En dehors du COVID-19, la réalisation de l’IVG médicamenteuse à la 8ème et à la 9ème semaine d’aménorrhée n’est pas possible en dehors du milieu hospitalier.

Dans le contexte particulier de confinement, indispensable à l’endiguement de la pandémie du COVID-19, le ministère des solidarités et de la santé a saisi la Haute Autorité de Santé (HAS) en vue d’élaborer rapidement des recommandations pour la réalisation des IVG médicamenteuses.

Il est en effet très important de garantir une réponse aux demandes d’IVG, tout en limitant les expositions des patientes et des professionnels au COVID-19, et en ménageant les ressources des établissements de santé.

La HAS a donc élaboré deux protocoles pour la réalisation d’une IVG médicamenteuse à la 8ème et à la 9ème semaine d’aménorrhée en dehors d’un établissement de santé.

Pour en savoir plus

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3178808/fr/interruption-volontaire-de-grossesse-ivg-medicamenteuse-a-la-8eme-et-a-la-9eme-semaine-d-amenorrhee-sa-hors-milieu-hospitalier

Arrêté du 14 avril 2020 complétant l'arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

Où trouver information et soutien ?

Si vous souhaitez procéder à une interruption volontaire de grossesse, vous pouvez vous adresser à un médecin ou un sage-femme libéral ; ils seront en mesure de vous orienter et d’assurer les consultations pour les IVG médicamenteuses.

Un numéro national anonyme et gratuit : 0 800 08 11 11

Ouvert le lundi de 9h à 22h et du mardi au samedi de 9h à 20h, ce numéro permet de répondre à toutes les demandes d’information, de conseil, de soutien et d’orientation en matière d’IVG, mais aussi de sexualité et de contraception. Ce numéro, confié au Mouvement français du planning familial, garantit des informations neutres et objectives sur les droits sexuels et reproductifs des femmes.

Les consultations suivantes de prise en charge et de suivi peuvent être réalisées en privilégiant la téléconsultation :

  • La prise en charge et le suivi des accidents d’exposition au VIH, au virus de l’hépatite B (VHB) et au virus de l’hépatite C (VHC), et leur traitement post-exposition (TPE) le cas échéant ;
  • Le dépistage du patient suspecté d’être porteur du VIH ou d’une hépatite virale B ou C ( patient symptomatique), puis l’orientation vers une consultation médicale adaptée si le diagnostic est confirmé ;
  • La prise en charge médicale des patients porteurs d’une chlamydiose, d’une gonococcie, d’une syphilis ou de toute autre infection sexuellement transmissible (personne symptomatique ou partenaire d’une personne dépistée positive pour ces IST) ne nécessitant pas une prise en charge spécialisée ; 
  • Les consultations de suivi de la PrEP (prophylaxie pré exposition), avec renouvellement des ordonnances, et, au cas par cas, les primo-prescription de PrEP. Pour le renouvellement de la PrEP, il convient de privilégier autant que possible le recours à son médecin traitant ou son médecin prescripteur hospitalier ou aux CeGIDD. Lorsque cette consultation médicale n’est pas possible, le traitement peut faire l’objet d’une délivrance dérogatoire par une pharmacie d’officine pour une période d’un mois, sur présentation de la précédente ordonnance périmée, dans les conditions fixées par l‘article 4 de l’arrêté du 23 mars 2020.

 

Certains CeGIDD ont adapté leurs horaires au vu du contexte, donc avant de vous y rendre, contactez-les ou consultez le site du COREVIH de Normandie :

https://www.corevih-normandie.fr/les-cegidd-en-region/

 

Des lignes d’écoute sont également disponibles pour répondre à vos questions :

  • SIDA INFO SERVICE : 0 800 840 800, tous les jours de 8h à 21h
  • ENIPSE (Equipe nationale d’intervention en prévention et santé : 06 24 10 63 10, du lundi au vendredi de 12h à 20h