Post-internat 2022 – Quatre dispositifs pour les jeunes médecins

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Offre de soins

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Dans le cadre de sa politique de soutien à l’amélioration de la démographie médicale en Normandie, l’ARS a mis en place 4 dispositifs à destination des internes normands en fin de cursus permettant aux futurs médecins de la région de parfaire leur formation ou d’exercer dans des zones sous denses de notre région en exercice mixte. Ce post-internat s’adresse aux internes normands en fin de cursus.

Chacun de ces dispositifs visent  à permettre à de jeunes médecins de développer un exercice mixte, soit entre hôpitaux publics, soit entre une structure hospitalière et une structure ambulatoire.

  • Les assistants spécialistes régionaux (ASR) : le médecin partage son temps d’activité entre l’établissement périphérique où il est affecté en qualité d’assistant spécialiste et le CHU. La répartition du temps de travail est au moins à 60 % au sein de l’établissement périphérique, et au plus de 40% au sein d’un service universitaire.
  • Les assistants spécialistes en temps partagé ville/hôpital : afin de fidéliser les jeunes médecins dans leur région de formation, il leur est proposé un exercice partagé entre une structure hospitalière et une structure ambulatoire (centre de santé, maison de santé pluridisciplinaire, cabinet libéral notamment), située dans une zone ou un  quartier de la ville où la spécialité médicale concernée est identifiée comme déficitaire.
  • Les assistants spécialistes médecine de la douleur/soins palliatifs : ces postes sont financés chaque année pour une durée de 1 an par l’échelon national dans le cadre des mesures du Plan national pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie.
  • Médecins généralistes salariés dans les territoires prioritaires (dispositif 400MG) : cette mesure issue de la réforme du système de santé Ma santé 2022 se décline en deux volets :
    • Le volet 1 permet aux jeunes médecins généralistes un exercice hospitalier sous statut de PH contractuel échelon 2 à temps partiel (établissements publics) ou équivalent (établissements privés) avec un financement MIGAC associé OU un exercice en EHPAD ou PMI (financement FIR). Cette aide forfaitaire permet de compenser la charge du salaire du jeune médecin.
      • Ces postes s’adressent plutôt à de jeunes médecins qui souhaitent découvrir le secteur ambulatoire tout en conservant une activité à l’hôpital. Cela peut leur permettre de tester plusieurs modes d’exercice sans se fermer aucune porte, afin d’affiner progressivement leur projet professionnel.
    • Le volet 2 consiste en exercice ambulatoire réalisé comme salariés d’un centre ou maison de santé ou en cabinet de groupe, avec plusieurs statuts possibles (collaborateur libéral, médecin assistant…) selon le profil et le projet du médecin. Ces postes peuvent être créés par des collectivités locales, des associations, des mutuelles, des établissements de santé. La structure ambulatoire doit être en zone sous-dense ou en quartier politique de la ville.
      • Les structures qui embauchent un médecin généraliste salarié dans le cadre du dispositif, quelle que soit leur nature peuvent toucher deux types d’aides : Une garantie financière qui compense pendant deux ans un éventuel déficit lié au poste. Et une aide forfaitaire au démarrage qui permet de financer les achats d’équipements ou aménagements de locaux induits par la création de poste.
      • Ces postes s’adressent plutôt à des médecins voulant exercer en ville mais qui ne souhaitent pas ou plus exercer en libéral.
      • Les porteurs de projets adressent à l’ARS le descriptif du projet qui retiendra les projets les plus pertinents, notamment ceux qui présentent un intérêt réel du point de vue de l’accès territorial aux soins. Une convention établie entre quatre parties concernées décrira ce projet et organisera les dimensions opérationnelles du partenariat.