Agir ensemble pour la santé des Normands

« Moi(s) sans tabac » : L’ARS de Normandie et ses partenaires se mobilisent et participent au grand défi collectif

Communiqué de presse
Le tabac continue à tuer chaque année en France 73 000 personnes et représente la première cause de mortalité évitable.
Le Ministère des Affaires sociales et de la Santé et Santé publique France en partenariat avec l’Assurance Maladie lancent une opération inédite en France : « Moi(s) sans tabac ».
Corps de texte

Du 1er au 30 novembre 2016, les fumeurs seront invités à arrêter le tabac et les non-fumeurs à les encourager.
L’ARS de Normandie, l’IREPS de Haute-Normandie et leurs partenaires1 organisent des actions de sensibilisation et de soutien dès octobre pour inciter toute la région à rejoindre le mouvement.

Un mois sans fumer c’est 5 fois plus de chance d’arrêter

« Moi(s) sans tabac » s’inspire de « Stoptober », une campagne d’aide à l’arrêt du tabac, mise en place en Angleterre par Public Health England en 2012, et qui a permis, dès la première année, d’augmenter les tentatives d’arrêt du tabac de 50%.

L’opération « Moi(s) sans tabac » s’appuie sur des messages positifs autour des avantages de l’arrêt du tabac, dans un esprit collectif. Il s’agit, pour les fumeurs, de relever le défi collectif d’un mois sans tabac, en bénéficiant de soutien et d’encouragement de tous pour rester motivés. Car, après 30 jours d’abstinence, la dépendance est bien moins forte et le fumeur a cinq fois plus de chances d’arrêter définitivement.

En chiffres, en Normandie

 

  • Près de 700 000 normands fument quotidiennement.
  • Prévalence du tabagisme quotidien en Normandie parmi les 15-75 ans (en %), en 2014 : 30.8 %, supérieure à la moyenne nationale métropolitaine (28.1%)
  • À structure identique selon le sexe, l’âge, le niveau de diplôme, le niveau de revenu et la situation professionnelle, la région Normandie (OR=0,74, p<0,05) était associé à une moindre fréquence de l’envie d’arrêter de fumer parmi leurs fumeurs quotidiens

L’assurance maladie rembourse les traitements substitutifs nicotiques (TSN). En 2015, 8 910 patients ont bénéficié du remboursement de TSN à hauteur de 551 625 €. Sur le premier semestre 2016, 311 856 € ont été remboursés pour 6 863 patients 3.
Depuis le 1er novembre 2016, le forfait de remboursement des TSN passe à 150 € pour tout le monde. Il était de 50 € avant cette date.

Le changement législatif élargit la possibilité de prescrire les traitements de substitution nicotinique (TSN) aux médecins du travail, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes et sages-femmes (à l’entourage de la femme enceinte).

Si le fumeur est désormais conscient des risques auxquels il s’expose en fumant, l’arrêt du tabac n’en reste pas moins un pas difficile.

Selon les derniers chiffres du Baromètre santé 2010 Inpes, l’envie d’arrêter la cigarette est en baisse chez les fumeurs réguliers de 15-75 ans : 57,6% en 2010 versus 64,8% en 2005, et ce malgré les hausses de prix et les restrictions légales (interdiction de fumer dans les lieux publics et sur le lieu de travail, interdiction de vente aux mineurs, etc.).

C’est la motivation qui est la clé du succès d'une tentative d'arrêt. Elle repose principalement (Baromètre santé 2010 Inpes) sur :

  • La santé est évoquée par 75,2 % des fumeurs ayant arrêté de fumer depuis moins de cinq ans comme l’une des deux principales raisons de leur décision ;
  • L’entourage (prise de conscience des risques du tabagisme passif ou demande des proches) est cité par 45,4 % des fumeurs ;
  • Le prix du tabac prend la 3e place avec 25,1 % de citations ;
  • La grossesse ou la naissance est citée par 22,4% des femmes ;
  • La lassitude du tabac est citée par 10,8 % des fumeurs.

Il n'est jamais trop tard pour arrêter et les bénéfices de l’arrêt du tabac interviennent presque immédiatement

 

  • 20 minutes après la dernière cigarette : la pression sanguine et les pulsations du coeur redeviennent normales.
  • 8 heures après la dernière cigarette : la quantité de monoxyde de carbone dans le sang diminue de moitié. L’oxygénation des cellules redevient normale.
  • 24 heures après la dernière cigarette : le risque d’infarctus du myocarde diminue déjà. Les poumons commencent à éliminer le mucus et les résidus de fumée. Le corps ne contient plus de nicotine.
  • 48 heures après la dernière cigarette : le goût et l’odorat s’améliorent. Les terminaisons nerveuses gustatives commencent à repousser.
  • 72 heures après la dernière cigarette : respirer devient plus facile. Les bronches commencent à se relâcher et on se sent plus énergique.
  • 2 semaines à 3 mois après : la toux et la fatigue diminuent. On récupère du souffle.
  • 1 à 9 mois après la dernière cigarette : les cils bronchiques repoussent. On est de moins en moins essoufflé.
  • 1 an après la dernière cigarette : le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié. Le risque d’accident vasculaire cérébral rejoint celui d’un non-fumeur.
  • 5 ans après la dernière cigarette : le risque de cancer du poumon diminue presque de moitié.
  • 10 à 15 ans après la dernière cigarette : l’espérance de vie redevient identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé.

Les études françaises et internationales2 ont démontré l’efficacité la cigarette électronique comme outil de réduction voire d’arrêt du tabagisme.

Selon le rapport du Dr. Dautzenberg remis à Mme la ministre de la santé le 28 mai 20133, les effets des composants de la e-cigarette sont bien moindres que ceux liés à la fumée du tabac. Contrairement à la cigarette, la e-cigarette ne libère ni monoxyde de carbone, ni particules solides, ni quantité significative de cancérogènes. Elle contient des produits potentiellement irritants et/ou classés comme toxiques mais en quantité moindre que la fumée du tabac.
La cigarette électronique peut donc être considérée comme un outil de réduction des risques et à ce titre être recommandée aux fumeurs, notamment les plus importants.

En octobre, les français ont été invités à rejoindre le mouvement Moi(s) sans tabac en s’inscrivant sur le site www.tabac-info-service.fr pour préparer au mieux leur arrêt.

Afin de donner à cette opération la plus forte résonance possible en Normandie, l’ensemble des mairies de Normandie, les professionnels de santé via conseils de l’ordre, URPS, URML, directeurs d’établissement de santé, chefs de service de gynécologie-obstétrique ou de centre périnatal de proximité et réseaux de périnatalité et de cancérologie, les conseils départementaux, le conseil régional, les organismes d’assurance maladie, ligues des cancers, collectivités locales, établissements médico-sociaux, sociaux, les universités, les académies de la région, les URIOPSS, les FNARS ont reçu un message d’information les invitant à :

  • Relayer le message au sein de l’établissement,
  • Mettre en place des actions directement au sein de leur établissement (stands d’information, manifestations collectives…)

Depuis début octobre, des formations sont organisées à destination des nouveaux professionnels habilités à prescrire les TSN.

Depuis le 17 octobre, près de 20 000 pharmacies en France habilleront leurs vitrines aux couleurs de Moi(s) sans tabac. Tous les fumeurs souhaitant participer à Moi(s) sans tabac trouveront de l’aide auprès de leur pharmacien, et pourront y retirer un kit d’aide à l’arrêt du tabac.

Le personnel de l’ARS de Normandie est invité également à participer à ce défi collectif.

Dès le 12 octobre, pour trouver une action proche de chez vous, vous pourrez consulter le site www.normandiesanstabac.fr qui répertoriera l’ensemble des actions proposées en région.

Suivez le mouvement et emboitez-leur le pas !

En novembre : arrêter tous ensemble

Tout au long du mois de novembre, en parallèle de la communication nationale, l’ARS de Normandie et ses partenaires déploient un dispositif de soutien à travers des manifestations individuelles ou collectives. L’objectif est de soutenir tous les franciliens participant à l’opération, leur prodiguer conseils et encouragements et de les accompagner jusqu’au succès.

Des outils pour accompagner les participants tout au long de leur Moi(s) sans tabac

Pour accompagner les fumeurs tout au long du Moi(s) sans tabac, trois outils sont mis à disposition gratuitement

 

 

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