Lutte contre la Covid-19 : le taux d’incidence double en quelques jours pour s’établir à 831 cas pour 100 000 habitants - Pour freiner le virus, chacun doit redoubler de vigilance

Communiqué de presse

Au cours des derniers jours, le taux d’incidence a connu une très forte augmentation pour atteindre le plus haut taux observé dans la région depuis le début de la pandémie, 831 cas pour 100 000 habitants ce 31 décembre en Normandie. Il a ainsi doublé depuis le point de situation de mardi et dépasse le seuil de 1000 dans la Seine-Maritime.

  • Normandie : 831,5 cas pour 100 000 habitants (contre 420,1 mardi 28 décembre) 
  • Calvados : 760,9 cas pour 100 000 habitants (contre 402,6 mardi 28 décembre) 
  • Eure : 717,5 cas pour 100 000 habitants (contre 383,2 mardi 28 décembre) 
  • Manche : 598,8 cas pour 100 000 habitants (contre 313,4 mardi 28 décembre) 
  • Orne : 634,2 cas pour 100 000 habitants (contre 350,3 mardi 28 décembre) 
  • Seine-Maritime : 1061,4 cas pour 100 000 habitants (contre 505,1 mardi 28 décembre) 

Dans ce contexte préoccupant de très forte circulation du virus, et à quelques heures du réveillon, habituellement propice aux rassemblements, nous avons tous un rôle à jouer, restons vigilants.

Au-delà de l’indispensable respect des nouvelles mesures de protection sanitaire entrées en vigueur aujourd’hui dans les départements de la région Normandie, le préfet de région et le directeur général de l’ARS Normandie appellent chacun à redoubler de précaution et à respecter scrupuleusement les gestes barrières : éviter les embrassades, se laver régulièrement les mains, garder le masque notamment en présence de personnes fragiles, respecter la distanciation et aérer régulièrement les pièces (au minimum 10 minutes toutes les heures, voire en continu si possible durant les repas). Il est, par ailleurs, recommandé d’éviter les rassemblements : moins on est nombreux, moins on prend de risques.

En complément des gestes barrières, le dépistage au moindre doute, si vous êtes cas contact ou avez des symptômes, est essentiel pour casser les chaînes de transmission du virus. En plus des sites de dépistage pérennes (laboratoires, pharmacies, cabinets… disponibles sur sante.fr), l'ARS Normandie organise régulièrement des opérations de dépistage, comme aujourd’hui à Saint-Lô (Manche), ou de distribution d’autotests, comme ce 31 décembre dans l’Eure. Des actions sont également prévues la semaine prochaine : à retrouver sur le site internet de l’ARS – liste mise à jour en continu.

Pour faire face à la circulation épidémique dans toute la France, le délai du rappel vaccinal est réduit à 3 mois depuis le 28 décembre. Les centres de vaccination normands et les professionnels de santé de ville poursuivent leur mobilisation pour accompagner cette montée en puissance.  

La campagne de vaccination est particulièrement dynamique en Normandie : au 26 décembre, 6 501 727 injections ont été réalisées en Normandie. Surtout, 1 241 915 rappels ont été administrés depuis le lancement de la campagne.

Mais il faut encore accélérer, à la fois sur le rappel vaccinal et sur la vaccination de ceux qui restent à convaincre de recevoir leur première injection : se vacciner, c’est se protéger et protéger les autres. Il existe des possibilités de vaccination au plus près de chez soi, y compris en cette période de réveillon :

  • 19 centres de vaccination sont ouverts le vendredi 31 décembre et/ou le dimanche 2 janvier en Normandie (la liste complète est disponible via le lien suivant)
  • 2 centres de vaccination seront ouverts le 1er janvier : le centre du Parc des expositions à Grand-Quevilly, et le centre Salle Dechaseaux au Havre
  • Dans le même temps, la mobilisation des professionnels libéraux se poursuit en pharmacie d’officine ou en cabinet
  • Les stocks et allocations de doses de vaccin ARN messager pour la région sont suffisants pour répondre à la forte demande de vaccination, pour les doses de rappel comme pour les primo ou deuxièmes injections. Sur la seule plateforme doctolib, près de 118 000 rendez-vous sont disponibles pour les 14 jours à venir en Normandie
  • Au-delà de l’offre permanente de vaccination, de nombreuses opérations aller-vers sont mises en place, en lien avec les Préfectures, les collectivités et les professionnels de santé qui se mobilisent pour faciliter l’accès des Normands à la vaccination. Ces opérations sont consultables sur le site de l’ARS Normandie en cliquant sur le lien suivant (liste mise à jour en continu).
  • A la suite des aux avis favorables de la Haute autorité de santé et du Conseil d'orientation sur la stratégie vaccinale, la vaccination est ouverte à l’ensemble des enfants de 5 à 11 ans depuis le 22 décembre.  La vaccination est possible en établissement pour les enfants hospitalisés, en centres de vaccination ou en cabinet de ville. La vaccination, réalisée avec le vaccin pédiatrique Comirnaty, est actuellement possible dans plus de 15 centres en Normandie (liste disponible via le lien suivant). Ce maillage territorial est progressivement renforcé.
  • La campagne de vaccination à domicile des personnes de 80 ans et plus, particulièrement fragiles, lancée par les préfectures, l’Agence Régionale de Santé Normandie et l’Assurance maladie, en partenariat avec l’Union Régionale des Professions de Santé des Infirmiers, continue : les personnes ne pouvant se rendre dans un centre de vaccination ou un cabinet de ville peuvent contacter le 0800 730 957 (appel gratuit) pour organiser la vaccination à domicile des personnes concernées

Pourquoi une dose de rappel ?

Au fil des mois, l’efficacité des vaccins diminue légèrement. Pour booster l’immunité et garantir le plus haut niveau de protection face au Covid-19, une dose de rappel est donc nécessaire.

Aujourd’hui, la vaccination est réalisée avec les deux vaccins à ARN messager (COMIRNATY PFIZER BIONTEC ou SPIKEVAX MODERNA) qui sont équivalents et parfaitement efficaces, que ce soit en primo vaccination ou en rappel. Les deux vaccins étant disponibles, la Haute autorité de santé recommande le Moderna pour les personnes de plus de 30 ans et privilégie le Pfizer pour les moins de 30 ans. 

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