Agir ensemble pour la santé des Normands

Journée mondiale de lutte contre le Sida : L’ARS de Normandie se mobilise

Communiqué de presse
Santé publique
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À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, le 1er décembre, l’Agence régionale de santé (ARS) de Normandie soutient les nombreuses initiatives organisées dans les cinq départements normands.
Corps de texte

Ne pas discriminer les personnes atteintes

Le Sida est devenu une maladie chronique mais pas « comme les autres », comme le montrait la première grande enquête nationale conduite en France auprès des personnes séropositives (enquête VESPA)1.
Le VIH demeure un handicap sur le marché du travail pour l'accès à l'emploi, la vie professionnelle, les conditions de travail. Grâce aux traitements antirétroviraux l’espérance de vie d’une personne atteinte du VIH se rapproche de celle d’une personne non atteinte2.
La deuxième enquête VESPA menée en 2011, confirme que les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) subissent la détérioration du contexte socioéconomique général3.
Les mentalités ne progressent pas aussi vite que la science : au vu du sondage réalisé par l'institut CSA pour l'association Aides du 3 au 9 octobre 2017, les Français ont encore de très nombreux préjugés à l'égard des personnes séropositives.

Se protéger

Au vu des enquêtes sur l’utilisation du préservatif, ce virus tend à être moins craint. Si le test du VIH s’avère négatif, le préservatif est abandonné alors qu’il est constaté une recrudescence des infections sexuellement transmissibles qui peuvent faciliter la transmission du VIH.
À ce jour, le préservatif demeure le meilleur moyen de se protéger du VIH et des autres IST.
L’ARS de Normandie a mis en place une organisation régionale pour la distribution des préservatifs masculins et féminins mis à disposition par Santé Publique France afin que les structures identifiées comme prioritaires puissent en délivrer gratuitement au public accueilli accompagnée de messages de prévention.

Se faire dépister

Chacun, quel que soit son âge, peut se rendre dans des structures de dépistage gratuit.
La campagne de prévention lancée le 30 novembre 2017 par le ministère des Solidarités et de la Santé et Santé publique France auprès de la population générale et des populations les plus exposées pour valoriser l’offre de dépistage, rappelle que « les modes de dépistage du VIH s’adaptent à la vie » de tous.

Plus l’infection par le VIH est dépistée et traitée tôt, plus le risque de contamination des autres diminue, et mieux on la soigne.
Les Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) sont des acteurs incontournables en matière de dépistage et de prévention des IST, des hépatites virales et du VIH.

Il existe également des permanences TROD (test rapides d’orientation diagnostique) proposées par des associations régionales habilitées et des structures d’addictologie autorisées: Le TROD permet d’avoir un résultat rapide. Il est totalement fiable trois mois après une prise de risque.
Ces tests n’ont pas d’indication en population générale, ils s’adressent en majorité aux populations les plus à risques.
Vous pouvez également vous procurer des autotests VIH en pharmacie ou au sein de certaines associations de la région.

 

1 (VESPA : VIH : Enquête sur les personnes atteintes), réalisée en 2003 auprès de 2932 patients.
2 Un ouvrage de PERETTI-WATEL et SPIRE en 2008 présente et analyse cette enquête (https://www.presses.ehesp.fr/produit/sida-une-maladie-chronique-passee-…).
3 https://cns.sante.fr/actualites/vivre-avec-le-vih-premiers-resultats-de…
  • 5,4 millions de sérologies VIH ont été réalisées par les laboratoires de biologie médicale.
  • 56 300 tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) ont été réalisés dans le cadre du dépistage communautaire.
  • 75 000 autotests ont été vendus en pharmacie.
  • Environ 6 000 personnes ont découvert leur séropositivité VIH, dont plus d’un quart à un stade avancé de l’infection.
  • 2 600 hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH) ont découvert leur séropositivité, un nombre qui ne diminue pas.
  • 3 200 hétérosexuels ont découvert leur séropositivité, un nombre qui continue de baisser surtout chez les hommes.
  • Les HSH et les hétérosexuels nés à l’étranger (principalement en Afrique subsaharienne) restent les deux populations les plus touchées.
  • Le dépistage du VIH doit être intensifié dans les populations les plus exposées au VIH afin de réduire la proportion de personnes qui ignorent leur séropositivité et leur permettre de bénéficier d’un traitement antirétroviral.
  • La progression des infections à gonocoque et des infections ano-rectales à Chlamydia se poursuit chez les HSH.

Le bilan de la surveillance épidémiologique régionale animée par Santé publique France sera disponible dans le courant du mois de décembre.