COVID-19 : évolution de la prise en charge des tests de dépistage à partir du 15 octobre 2021

Actualité
Visuel d'illustration prise en charge des tests de dépistage COVID

Comme annoncé par le Président de la République le 12 juillet dernier, la fin de la gratuité générale des tests de dépistage de la Covid-19 sera mise en œuvre le 15 octobre 2021. À compter de cette date, les tests RT-PCR et les tests antigéniques ne seront plus systématiquement pris en charge par l’Assurance maladie comme c’est le cas depuis le début de la crise sanitaire.

Le Gouvernement continue ainsi à encourager à la vaccination, qui constitue la meilleure façon de se protéger et de protéger les autres et la clé de la sortie durable de crise.

Tout au long de l’épidémie, grâce à la mobilisation des hôpitaux et des professionnels de santé de ville, la France a renforcé sa stratégie de dépistage. Notre pays est depuis l’été 2020 l’un de ceux qui testent le plus par habitant en Europe. Plus de 150 millions de tests ont ainsi été réalisés depuis mars 2020 en France, dont 6 millions par semaine au mois d’août, en lien avec l’extension des conditions d’utilisation du passe sanitaire. Entre 3,5 millions et 4 millions par semaine le sont encore ces dernières semaines.

Cette stratégie de dépistage, qui a notamment reposé sur la prise en charge des tests à 100% par l’Assurance maladie sans avance de frais, a permis de surveiller sans discontinuer la circulation du virus, et de détecter les cas de manière précoce afin de déployer un contact-tracing autour des cas et de leurs contacts pour les isoler et ainsi limiter la diffusion du virus.

Les effets de cette politique du « Tester-Alerter-Protéger », renforcés par les mesures mises en œuvre au cours de l’été, les progrès de la campagne vaccinale et le ralentissement notable de la circulation virale, permettent aujourd’hui d’adapter la stratégie de dépistage alors que 7,5 millions de Français ne sont pas encore vaccinés.

Dans quelles conditions les tests seront-ils pris en charge ?

Seuls les tests réalisés dans un but de dépistage seront désormais pris en charge par l’Assurance maladie afin de préserver un dispositif fiable de surveillance de l’épidémie, d’assurer une détection et une prise en charge rapide des cas et de détecter les nouveaux variants d’intérêt. Les tests réalisés en vue d’obtenir un passe sanitaire, deviendront payants.  

À partir du 15 octobre 2021, afin de maintenir un accès facilité au dépistage pour les personnes symptomatiques ou contact à risque, continueront à bénéficier d’une prise en charge les personnes :

  • ayant un schéma vaccinal complet ou une contre-indication à la vaccination ;
  • mineures ;
  • identifiées dans le cadre du contact-tracing fait par l’Assurance maladie ;
  • concernées par des campagnes de dépistage collectif, organisées par l’ARS ou au sein des établissements de l’éducation nationale par exemple ;
  • présentant une prescription médicale ;
  • ayant un certificat de rétablissement de moins de six mois.

Quels sont les justificatifs à présenter pour bénéficier d’une prise en charge des tests de dépistage COVID-19 ?

Pour continuer à bénéficier de la prise en charge d’un test par l’Assurance maladie, les personnes devront présenter une des preuves suivantes :

  • un certificat de vaccination, de contre-indication vaccinale ou de rétablissement, sous forme de QR-Code (papier ou numérique par exemple via l’application TousAntiCovid). Le professionnel de santé pourra vérifier l’authenticité de la preuve via l'application " TousAntiCovid Vérif " ;
  • une pièce d’identité pour les mineurs ;
  • un justificatif de contact à risque (mail ou SMS) envoyé par l’Assurance maladie pour une prise en charge au 1er et au 7ᵉ jours. Le professionnel de santé pourra vérifier l’authenticité de la preuve en consultant les données de Contact-Covid ;
  • une prescription médicale délivrée par un médecin ou une sage-femme, valable 48h et non renouvelable RAPPEL

RAPPEL IMPORTANT

Un résultat d’un examen de dépistage RT-PCR ou d’un test antigénique constitue une preuve utilisable pour l’obtention d’un passe sanitaire, dans la limite d’une durée de validité de 72 heures.
Depuis le 29 octobre 2021, les autotests réalisés sous la supervision d’un pharmacien sont de nouveau reconnus comme preuve pour le passe sanitaire utilisable 72h pour le passe sanitaire "activité". Les autotests sous supervision sont réservés aux personnes asymptomatiques et qui ne sont pas identifiées comme contact à risque.
Les autotests réalisés sans supervision restent accessibles pour un suivi individuel, mais ne constituent toujours pas de preuve au passe sanitaire.