Coronavirus : point de situation en Normandie - 26 janvier

Communiqué de presse

Point de situation en Normandie au 26 janvier 2021

A retenir

Une circulation importante de la Covid-19

Le taux d'incidence régional est en augmentation avec 189,7 cas pour 100 000 habitants ce jour contre 184,3 vendredi dernier. Les départements de la Manche et de la Seine-Maritime présentent un taux d'incidence avoisinant 240 cas pour 100 000 habitants, avec des taux observés chez les plus de 65 ans supérieurs à 230 cas pour 100 000.  149 clusters en cours d’investigation dans la région, soit plus de 30 situations de plus que vendredi dernier.

Les admissions en réanimation en forte augmentation

Le nombre de personnes hospitalisées continue d’augmenter, avec 1324 hospitalisations pour COVID-19 au 25/01 (contre 1311 le 21/01). Le nombre de patients en réanimation repart nettement à la hausse (97 le 25/01 contre 86 le 21/01).

Des opérations de dépistage à destination de la population

Dans ce contexte, et alors que plusieurs bassins de vie sont marqués par des taux d’incidence très élevés, l’ARS Normandie et les Préfectures, en coordination avec les élus locaux et les acteurs de santé, déploient des opérations ciblées de dépistage et de promotion du renforcement des gestes barrière à destination de la population de ces secteurs :  

- Dans la Seine-Maritime, sur le territoire de Dieppe. En complément, au Havre, les premiers médiateurs de Lutte Anti-COVID (LAC) de la protection civile interviendront le 27 janvier en appui de l’Académie de Normandie dans le cadre d’une opération de dépistage au sein du Lycée Porte Océane.

- Dans le Calvados, dans les secteurs de Vire et de Falaise

- Dans la Manche, dans les secteurs de Saint-Lô, d’Avranches et de Granville

A l’occasion de ces opérations, une recherche de la présence éventuelle de virus variant sera faite après échantillonnage. Pour casser les chaînes de transmission, en cas de doute, chacun est invité à se faire tester pour connaitre sa situation individuelle, à participer à l’identification de ses contacts à risque de transmission du virus en cas de résultat positif et à s’isoler sur recommandation des autorités sanitaires. Toute démarche individuelle de dépistage contribue ainsi à l’effort collectif pour contenir la propagation du virus sur ces territoires. Plus d’information sur ces opérations de dépistage : https://www.normandie.ars.sante.fr/covid-19-depistage-sans-ordonnance-en-normandie-avec-ou-sans-rdv

La Vaccination

Depuis le 4 janvier, la campagne mise en place dans la région a permis de vacciner 66 581  personnes (chiffres du 25/01) parmi les publics prioritaires. Grâce à l’action coordonnée de l’ARS, des Préfectures, des collectivités locales, des établissements de santé, des professionnels de santé libéraux, des pharmaciens et des SDIS, plus de 50 centres de vaccination sont accessibles depuis le 18 janvier. Il n’est pas possible de venir dans ces centres sans avoir pris rendez-vous au préalable. Chaque centre de vaccination réalise des points réguliers avec l’ARS afin d’organiser les rendez-vous pour réaliser la 1ère et la 2nde vaccination au regard des doses disponibles. Aujourd’hui et compte tenu du nombre très important de demandes de créneaux enregistrées depuis la semaine passée, en cas d’absence de rendez-vous disponible, les personnes éligibles sont invitées à patienter jusqu’à l’ouverture de nouveaux créneaux. En effet, c’est au fur et à mesure de l’approvisionnement en vaccin que de nouvelles plages de rendez-vous seront ouvertes pour les semaines au-delà du 14 février pour permettre à de nouvelles personnes éligibles à la vaccination de prendre rendez-vous. Cette campagne va s'étendre sur la durée nécessaire pour permettre l’accès au vaccin de toutes les personnes concernées sur la base des approvisionnements disponibles.

Le renforcement des gestes barrières dans le contexte de diffusion des variants

L’ARS appelle chacun à respecter avec la plus grande rigueur les gestes barrières et protéger ainsi leurs proches plus âgés. Devant le risque de contagion plus important des variantes récemment identifiées, le Haut Conseil de la santé publique recommande notamment dans son avis du 18 janvier :

  • de porter un masque chirurgical ou en tissu de catégorie 1 (c'est-à-dire qui filtre 90% des particules, certifié AFNOR et non «fait maison») quand la distance de 2 m ne peut pas être respectée,
  • de respecter une distance, d’au moins deux mètres avec les autres,
  • d’aérer les pièces le plus souvent possible, au minimum quelques minutes toutes les heures.