Coronavirus COVID-19 : les différents types de tests

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Quelle est la différence entre les tests de dépistage COVID-19 ? Comment savoir lequel privilégier ?

Le dépistage est l'un des piliers de la stratégie Tester Alerter Protéger mise en place pour freiner l'épidémie de COVID-19. Jusqu'alors il reposait principalement sur la réalisation de tests virologiques RT-PCR et de tests antigéniques qui permettent de savoir si un individu est malade au moment du prélèvement ou s'il a déjà été infecté. Actuellement, il existe trois types de tests : les tests virologiques, antigéniques et sérologiques. Comment les différencier et comment savoir lequel est le plus adapté à votre situation ?

Les tests virologiques (RT-PCR)

Les tests virologiques (RT-PCR) permettent de déterminer si une personne est porteuse du virus au moment du test grâce à un prélèvement. Ce prélèvement est essentiellement réalisé par voie nasale à l’aide d’un écouvillon inséré dans la narine jusqu’à 15 cm. environ. Ce test ne prend que quelques secondes et peut être plus ou moins douloureux en fonction de sa sensibilité. Une fois le prélèvement fait, on en extrait l'ARN (acide ribonucléique) présent en cas de COVID. Si le prélèvement en contient, le test est positif, s’il n’en contient pas, le test est négatif. 

Depuis le 11 février dernier, la Haute Autorité de santé (HAS) autorise les tests RT-PCR salivaires de détection de la Covid-19 pour les personnes sans symptômes, ce qui permet d’élargir leur usage qui était jusqu’alors réservé à des cas bien spécifiques. Le déploiement de ces tests salivaires est destiné en priorité aux publics pour lesquels le prélèvement nasopharyngé est difficile ou impossible, et pour des dépistages itératifs dans des milieux fermés. Il est ainsi utilisé dans les écoles, puis dans des collèges, lycées et universités, mais également auprès des personnes en situation de handicap, dans les établissements de santé (ES), dans les établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS) et les établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE).

. Sont également concernés les personnels soignants, qui sont amenés à se tester très régulièrement.

Le résultat d’un test RT-PCR est en moyenne disponible dans les 24 heures qui suivent sa réalisation que le test soit nasopharyngé ou salivaire.

Les tests antigéniques

Le test antigénique se déroule comme un test RT-PCR nasopharyngé avec un écouvillon. Ce type de test virologique permet de détecter la présence de protéines du coronavirus, les antigènes, pour déterminer si une personne est porteuse du virus au moment où elle se fait prélever. L'écouvillon est ensuite placé dans une solution d'extraction du virus. Le résultat est une lecture directe sous forme de barres qui apparaissent sur un petit boîtier en plastique. La particularité de ce test est que les résultats sont disponibles en 30 minutes maximum. Les pharmaciens, les médecins généralistes et les infirmiers diplômés d’État peuvent s’approvisionner en tests antigéniques afin de tester ces différents publics. Ils peuvent également utiliser ces tests dans le cadre des visites au domicile des patients.

Les auto-tests

Les autotests sont des tests antigéniques. Un autotest est un test à réaliser soi-même, après lecture des conditions d’utilisation fournies avec le matériel lors de l’achat. Les autotests COVID permettent de détecter la présence du SARS-COV-2 chez les personnes à l’aide d’un prélèvement nasal.

Les autotests ne viennent cependant en aucun cas remplacer un diagnostic plus fiable, par test antigénique sur prélèvement nasopharyngé ou RT-PCR. En effet, les autotests présentent une sensibilité plus faible, l’auto-prélèvement étant un facteur limitant la fiabilité. Ces tests ne constituent donc pas un « permis à tout faire ». Il s’agit d’un atout supplémentaire dans l’offre de tests en France. Les personnes symptomatiques et les cas contact doivent continuer à se faire tester par RT-PCR ou tests antigéniques sur prélèvement nasopharyngé réalisé par un professionnel.

L’autotest trouve sa place dans l’auto surveillance en pratiquant des tests répétés, par exemple 2 fois par semaine, pour suivre et contrôler l’épidémie, en facilitant la détection de cas asymptomatiques positifs et rompre le plus rapidement possible les chaines de contamination.

Ces autotests trouvent donc toute leur efficacité dans une utilisation répétée. En effet, les autotests en prélèvement nasal sont moins sensibles qu’un test réalisé par un professionnel de santé en prélèvement nasopharyngé plus profond, mais en répétant le test une à deux fois par semaine, on augmente les chances de réaliser le test au début de la maladie, c’est-à-dire au moment où le virus est le plus présent et le plus facilement détectable, et surtout au moment où on est le plus contagieux.

Par ailleurs, Les autotests vont permettre d’amplifier la stratégie de dépistage. Au vu de leur facilité d’usage et de leur rapidité, les autotests représentent une très grande opportunité pour tester les publics qui sont très peu testés aujourd’hui.

Concernant les autotests COVID, il est prévu de les rendre disponibles à la vente en pharmacie. En effet, ce sont des dispositifs médicaux et l’article L4211-1 du Code de la santé publique n’en permet la vente qu’en pharmacie. Ainsi, il est interdit pour une grande surface de vendre des autotests, même en parapharmacies si elles ne sont pas situées dans une pharmacie. Seules les pharmacies le peuvent.

Tutoriel : comment réaliser un autotest COVID

Criblage des tests positifs généralisé  

Depuis février, le criblage des tests positifs est généralisé : tout test positif, antigénique ou PCR, fait systématiquement l'objet  d'une RT-PCR de criblage en seconde intention, dans un délai de 36h maximum, afin de déterminer s'il s'agit d'une contamination par le variant sud-africain ou brésilien.

Les tests sérologiques

Les tests sérologiques permettent, par le biais d’un prélèvement sanguin, de détecter la présence d'anticorps spécifiques au SARS-CoV-2, ce qui permet de savoir si la personne a déjà été infectée par le virus dans le passé. Contrairement aux tests virologiques, les tests sérologiques ne permettent pas d'établir un diagnostic.

Il est recommandé de ne pas utiliser les tests sérologiques en première intention si vous présentez des symptômes étant donné le risque important de faux négatif au début de la maladie, puisque les anticorps ne se forment pas immédiatement.

Infographie quels sont les tests que je peux faire pour la COVID-19