Conférence de presse sur la préparation du système de santé

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Thomas Deroche a tenu une conférence de presse mercredi 21 octobre en présence des deux chefs de pôle réanimation-Anesthésie des CHU de Caen et Rouen.
L’objectif : faire le bilan de la situation en Normandie et présenter la préparation du système de santé.
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« Les cas détectés aujourd’hui engendreront des hospitalisations dans une dizaine de jours »

Thomas Deroche a rappelé à cette occasion que l’enjeu principal était de freiner l’épidémie, afin de soutenir le système de santé. Dans le même temps, au regard de la hausse rapide des indicateurs de suivi épidémiologiques en Normandie, l’ARS a passé consigné aux établissements de santé de déprogrammer 30% de leur activité afin d’augmenter les capacités d’accueil pour les malades du COVID19. Cette déprogrammation permettra aux établissements soit : 
- d’accueillir eux-mêmes des patients COVID,
- de mettre des moyens à disposition de ceux qui les accueillent,
- de récupérer l’activité des établissements qui devront aller plus loin dans la déprogrammation. 

La capacité initiale en lit de réanimation est de 238 lits. 281 lits sont actuellement activés et 40 lits supplémentaires seront nécessaires d’ici une quinzaine de jour.

« La réanimation n’est pas le traitement du COVID »

Le Professeur Gérard, Professeur des Universités - Praticien Hospitalier Coordonnateur du pôle Anesthésie Réanimations  CHU de Caen,  explique que l’augmentation des capacités de réanimations n’était pas une solution pour lutter contre l’épidémie de COVID et en appel à la vigilance de toutes et tous dans le respect des gestes barrières et de la distanciation sociale.

Une prise en charge hospitalière qui se fait aussi dans un tout autre contexte : les soignants sont fatigués de la première vague, il y a plus de soignants malades du COVID et une forte activité lié au rattrapage des soins déprogrammés lors du confinement. La solidarité inter régionale pour soulager les hôpitaux éventuellement surchargés est aussi plus complexe, l’ensemble des régions étant touchés par cette seconde vague : il n’y a pas de places ailleurs, ni de soignants disponibles.

L’objectif est donc d’agir en amont, pour limiter le nombre de malades simultanément et donc les hospitalisations.

"La réanimation n'est pas le traitement de l'épidémie, mais la conséquence d'une défaillance respiratoire sérieuse liée au Covid-19, et une épreuve considérable avec des risques de séquelles non-négligeables. Le problème doit se régler avant ! Quand j'entends certains discours sur la privation de liberté, ça me révolte. Celui privé de liberté, c'est la personne en réanimation avec un tube dans la trachée et un respirateur à côté !"

Professeur Gérard