Incendie de Rouen

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À la suite de l’incendie qui s’est déclaré dans la nuit du 25 au 26 septembre 2019 sur les sites de Lubrizol et Normandie Logistique situés dans l’agglomération rouennaise, l’ARS a été mobilisée dans le cadre de la gestion de crise et en phase post-accidentelle coordonnée par la Préfecture de Seine-Maritime.
Corps de texte

L’ARS a ainsi immédiatement coordonné ou assuré dans le cadre de la gestion de crise :

  • la capacité du système de santé à prendre en charge les éventuelles victimes, notamment par le suivi du recours aux soins aigus et l’alerte des professionnels de santé du territoire ;
  • la protection des personnes vulnérables en institutions ou établissements, en alertant les établissements de santé et les établissements médico-sociaux accueillant des personnes âgées et des enfants en situation de handicap ;
  • l’élaboration et la diffusion de mesures de précaution, en coordination avec les autres services de l’État ;
  • le soutien psychologique à la population ;
  • la communication et l’information sur les enjeux sanitaires ;
  • l’alerte des exploitants d’eau potable pour une surveillance renforcée de l’eau du robinet.

 

Dans le cadre de la gestion post-accidentelle, l’ARS a :

  • engagé une coopération avec les professionnels de santé, les représentants des usagers et les élus pour adapter sa stratégie d’information en tenant compte des avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et Santé publique France (SPF) et pour répondre aux attentes des différents acteurs cibles ;
  • contribué à l’évaluation de l’impact sur la santé à moyen et long terme : saisine de SPF par la Direction générale de la santé et coopération avec la cellule interrégionale d’épidémiologie (CIRE) ;
  • mis en place une coopération avec les établissements sanitaires et médico-sociaux pour évaluer les dégâts subis ;
  • engagé une surveillance renforcée de la qualité de l’eau du robinet (eaux destinées à la consommation humaine selon les préconisations de l’ANSES),
  • participé à la cellule post-accidentelle chargée de suivre et d’interpréter les résultats des analyses et études environnementales.

Santé publique France a été missionnée par la Direction générale de la santé  pour évaluer l’impact de l’accident industriel sur la santé, à moyen et long termes, des personnes qui ont pu être exposées à un ou plusieurs de ces facteurs de risque sanitaire. La description et l’analyse de leurs perceptions de l’évènement, de leurs expositions et des symptômes ressentis, la mesure et la surveillance d’indicateurs de l’état de santé de la population, vont permettre aux autorités publiques de prendre des mesures sanitaires si elles sont nécessaires et d’adapter au mieux la gestion future d’autres accidents industriels. 

Dans ce cadre, un ensemble d’études épidémiologiques est en cours de mise en place pour évaluer l’impact sanitaire de l’incendie : le dispositif ‘Santé Post Incendie 76’ ou SPI 76.

 

Pour en savoir plus

Site Internet de SpF https://www.santepubliquefrance.fr/regions/normandie/articles/incendie-industriel-du-26-septembre-2019-a-rouen/la-reponse-de-sante-publique-france-a-l-accident-industriel-du-26-septembre-2019-a-rouen

Saisine de Santé Publique France par la Direction Générale de la Santé

 

1. Synthèse des résultats d’analyses connus :

De multiples analyses ont été effectuées à la suite de l’incendie : air, sols, eaux, végétaux, … L’ensemble des résultats sont disponibles sur le site de la préfecture . De même, Atmo Normandie met en ligne les résultats des investigations dans l’air.

En savoir plus : https://www.seine-maritime.gouv.fr/Actualites/Incendie-Lubrizol-et-NL-Logistique-du-26-septembre-2019/Analyses-et-donnees

http://www.atmonormandie.fr/Lubrizol-NL-Logistique

 

2. Recommandations sanitaires :

Les premières recommandations sanitaires ont été mises en œuvre afin de limiter l’exposition aux fumées et aux retombées lors de l’incendie (que faire en cas de contact avec les suies, comment nettoyer son logement...). 

 

3. Évaluation et suivi de l’impact sur la santé de la population exposée

Santé Publique France recense dans le cadre de son dispositif de surveillance mis en œuvre au moment de l’incendie et les semaines qui l’ont suivi :

  • 18 passages aux urgences pour « intoxications aux fumées et gaz » entre le 26/09/19 et le 20/10/19 ;
  • augmentation du nombre de consultations pour problèmes respiratoires (crise d’asthme, toux et dyspnée) entre le 26/09/19 et le 03/10/19, chez les adultes notamment, avec un retour à un niveau habituel à partir du 04/10/19 ; 
  • augmentation du nombre de consultations pour malaises, céphalées et migraines le 30/09/19 chez les adultes, avec un retour à un niveau habituel le 02/10/2019 ;
  • augmentation du nombre de recours aux urgences pour troubles anxieux les 20/10/19 et 26/10/19 (dont le lien avec l'incendie n'a pas été établi) ;
  • 42 actes enregistrés par l’association SOS Médecins Rouen comme étant en lien direct avec l’incendie des sites Lubrizol et NL Logistique entre le 26/09/19 et le 06/10/19 (principalement pour crises d’asthme, toux, nausées et vomissements, céphalées et vertiges) ; 1 acte pour céphalée a été enregistré le 10/10/19 puis 2 autres le 14/10/19 pour trouble gastrique et vomissement. 

ttps://www.santepubliquefrance.fr/regions/normandie/articles/incendie-industriel-du-26-septembre-2019-a-rouen/impact-sanitaire-immediat-quelle-surveillance-a-ete-mise-en-place

 

4. Soutien psychologique

Pour faire face à l’inquiétude et au stress ressentis par la population, et répondre à la demande des maires, l’ARS a mobilisé en coordination avec la préfecture des volontaires de la CUMP et des bénévoles de la Croix-Rouge une cellule de soutien psychologique le 2/10/2019. 47 personnes ont été accueillies par une équipe de psychiatres, psychologues et infirmiers avec l’appui de la Croix Rouge dans un centre municipal de Rouen. Cette cellule a été fermée le 11/10/2019 au soir. Il a alors été rappelé les modalités de soutien psychologique de droit commun. Ainsi après consultation du médecin traitant, celui-ci peut si nécessaire orienter les personnes sur l’agglomération de Rouen : vers le CASP (Centre d’Accueil et de Soins Psychiatriques), les urgences du CHU et l’UNACOR (Unité d’Accueil et d’Orientation) au CH du Rouvray et hors agglomérations : vers les CMP (Centre Médico-Psychologique) adultes ou enfants les plus proches du domicile).

Les investigations poussées de recherche de substances chimiques dans l’eau destinée à la consommation humaine, bien au-delà du contrôle sanitaire habituellement réalisé par l’Agence régionale de santé de Normandie, se poursuivent depuis le 26 septembre selon les recommandations de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).Tous les résultats obtenus à ce jour confirment l’absence, ou la présence en concentrations très faibles et bien inférieures aux valeurs sanitaires de référence, des produits recherchés. L’eau du robinet est propre à la consommation en Normandie : elle peut être consommée sans réserve et sans risque pour la santé, y compris dans les secteurs de Seine-Maritime qui ont été directement concernés par le panache de fumées.

Les tableaux actualisés sont disponibles ci-dessous, ainsi qu'une synthèse des données de la surveillance au 31/12/2019 (rubrique communiqués de presse).