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Dépistage organisé des cancers en Normandie

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dépistage organisé des cancers
Les structures de dépistage des cancers de Normandie DECAD’E dans l’Eure, EMMA en Seine-Maritime, IRIS Manche dans la Manche, MATHILDE dans le Calvados et la régie départementale de la prévention et du suivi des cancers dans l’Orne ont fusionné le 1er janvier 2019 au sein d’une structure régionale DÉPISTAGE DES CANCERS, Centre de coordination, Normandie.
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affiche dépistage organisé des cancers en Normandie

En effet, conformément à l’arrêté du 23 mars 2018, publié au Journal Officiel du 4 avril, l’organisation du dépistage organisé des cancers, reposant sur une structure de gestion par département, a évolué vers la mise en place d’un centre régional de coordination des dépistages des cancers. Les antennes départementales continuent d’assurer les tâches médicales inhérentes aux dépistages. Le médecin coordonnateur et le personnel des antennes restent les interlocuteurs de la population cible pour toutes les questions relatives à ces dépistages.

Les missions restent identiques :

  • Dépistage organisé du cancer du sein
  • Dépistage organisé du cancer colorectal
  • Mise en place du dépistage organisé du cancer du col de l’utérus au cours de l’année 2019, conformément à la mesure 11 du 3ème Plan Cancer.

Le dépistage organisé du cancer du sein a été mis en place dans notre région par deux sites  pilotes : l’Orne en premier lieu en 1992 et le Calvados en 1996. En 2003, suite au lancement du 1er plan Cancer, tous les départements français ont mis en place ce dépistage. L’entité juridique de ces structures de gestion départementales normandes ainsi créées était associative pour quatre d’entre elles et sous forme de régie départementale pour la cinquième.

DÉPISTAGE DES CANCERS, Centre de coordination, Normandie invite, tous les 2 ans, les femmes âgées de 50 à 74 ans demeurant dans les départements normands, à bénéficier d’une mammographie de dépistage, prise en charge par les caisses d’assurance maladie sans avance de frais, chez le radiologue de leur choix parmi une liste de professionnels fournie avec l’invitation.

Dans le département de l’ORNE, le mammobile sillonne le département en zones rurales depuis 27 ans. Ce mammobile a été mis en place par les élus du Conseil départemental de l’ORNE, en partenariat avec la CPAM, pour contrer la désertification médicale et permettre aux femmes demeurant loin des centres de radiologie de bénéficier du dépistage organisé. Les études rétrospectives de l’INSERM publiées dans la presse médicale internationale ont permis d’observer le rôle positif du Mammobile dans la réduction des inégalités sociales et territoriales.

Toutes les mammographies normales font l’objet d’une seconde lecture par un autre radiologue, au sein de chaque antenne départementale. Les clichés sont retournés aux femmes, après cette seconde lecture avec un courrier de résultat. Les médecins et gynécologues sont informés de la réalisation et du résultat de la mammographie de leurs patientes.

En cas d’anomalie, la femme est invitée, par le radiologue, à consulter son médecin pour mettre en œuvre la prise en charge spécialisée. La structure assure le suivi de ces dossiers.

Le cancer du sein est une maladie fréquente et concerne une femme sur 8. Il est placé au 1er rang de l'ensemble des cancers chez les femmes en France. La détection précoce des lésions permet de se soigner plus facilement et d’avoir les plus grandes chances de guérison. Le dépistage par mammographie permet de détecter, avant tout symptôme, 90 % des cancers du sein. La répétition de l'examen tous les deux ans améliore encore cette capacité de détection précoce.

Il est donc essentiel que les femmes répondent favorablement aux invitations, l’objectif de participation fixé par le ministère de la santé est de 65 %. Dans notre région, 524 730 femmes sont concernées (INSEE). Sur la vague 2016-2017, 296 826 mammographies ont été réalisées dans le cadre du dépistage organisé, ce qui représente un taux de participation de 56,6 % contre 50,3 % au niveau national (Source Santé Publique France).

Le taux de cancers détectés lors des campagnes de dépistage est stable et est de 7,4 pour 1 000 femmes dépistées. Parmi les cancers détectés, 6 % le sont grâce à la seconde lecture. (Source  Santé Publique France, Évaluation du programme de dépistage organisé du cancer du sein : résultats et évolution des indicateurs de performance depuis 2004 en France métropolitaine, février 2019).

 

Dépistage du cancer du sein années 2016-2017

 

Nb de femmes dépistées

Population INSEE

Taux de participation

Calvados

 61 712

 109 729

56.2

Eure

 50 073

   91 303

54.8

Manche

 48 209

   83 653

57.6

Orne

 25 414

   49 176

51.7

Seine-Maritime

             111 418

 190 869

58.4

Normandie

             296 826

              524 730

                 56.6

Lien utile : Depistage-du-cancer-du-sein

Le dépistage du cancer colorectal a démarré en 2004 dans les départements de l’Orne et du Calvados et en 2008 dans les départements de l’Eure, la Manche et la Seine Maritime. La généralisation de ce dépistage figurait également dans les mesures du 1er plan Cancer.

DÉPISTAGE DES CANCERS, Centre de coordination, Normandie invite, tous les 2 ans, les femmes et les hommes âgés de 50 à 74 ans demeurant les départements normands, à bénéficier d’un test de recherche de sang dans les selles.

Cela consiste à réaliser, chez soi, un test qui permet de détecter des traces de sang dans les selles. Les personnes sont invitées à retirer un test chez leur médecin traitant. Compte tenu de l’histoire personnelle et familiale de chaque patient, c’est le médecin qui détermine si ce test est approprié. Si c’est le cas, il  remet le test de dépistage et explique comment l’utiliser.

Il s’agit, en pratique, de prélever un peu de matières fécales et de les envoyer à analyser au centre de lecture dans une enveloppe préaffranchie qui est fournie avec le test.

Les résultats sont envoyés au domicile du patient et chez son médecin traitant dans un délai de quelques jours.

Si le test est négatif, cela signifie qu’aucun saignement n’a été détecté. Il faudra renouveler le test deux ans plus tard. Dans cet intervalle, il reste très important de consulter un médecin si des troubles digestifs ou des saignements apparaissent.

Si le test est positif, cela signifie que des traces de sang ont été mises en évidence dans les selles. Il ne s'agit pas forcément d'un cancer. Dans ce cas, une coloscopie est prescrite par le médecin traitant, pour déterminer précisément l’origine de ce saignement. Cet examen permet de visualiser l’intérieur de l’intestin. On peut ainsi déceler très tôt la présence de polypes pour les retirer avant qu’ils n’évoluent en cancer.

Avec 45 000 nouveaux cas chaque année, le cancer de l’intestin, appelé aussi cancer colorectal, représente, par sa fréquence, le troisième cancer chez l'homme et le deuxième chez la femme. Il se développe lentement, le plus souvent à partir de petites lésions nommées polypes. Certains de ces polypes vont grossir, se mettre à saigner et peuvent évoluer vers un cancer.

On diagnostique parfois tardivement le cancer de l’intestin. Les saignements sont rarement visibles à l’œil nu et sont intermittents. Les autres signes d’alerte sont souvent tardifs.

Il est intéressant de proposer un dépistage précoce car plus on intervient tôt, plus les traitements sont simples et les chances de guérison importantes.

Sur l’ensemble des personnes ayant eu un test de dépistage positif, 39 % se sont révélés atteintes de lésions pré cancéreuses ou de cancers, plus souvent dépistés à un stade précoce (Source Santé Publique France).

En Normandie, sur la vague 2016-2017, 1 009 247 personnes sont concernées par ce dépistage et 325 758 personnes ont réalisé le test de dépistage. La participation régionale, validée par Santé Publique France, est de 36,2 % pour la vague 2016-2017. Elle est de 33,5 % au niveau national (Source Santé Publique France). Ces taux sont bien inférieurs au seuil de participation recommandé en Europe qui est de 45 %.

Dépistage du cancer colo-rectal années 2016-2017

 

Nb de personnes dépistés

Population INSEE

Taux de participation

Calvados

 69 348

208 783

                 38

Eure

 55 393

 177 781

35.4

Manche

 58 397

 164 335

40.3

Orne

 32 209

   96 026

38.7

Seine-Maritime

             110 411

 362 323

33.2

Normandie

             325 758

           1 009 247

36.2

Lien utile : Depistage-du-cancer-colorectal

En France, avec environ 2 797 nouveaux cas invasifs estimés en 2015, le cancer du col de l’utérus représente 0,7 % de l’ensemble des cancers incidents et se situe par sa fréquence au 11ème rang des cancers féminins (hors hémopathies malignes et autres cancers). Il s’agit également de la 10ème cause de décès par cancer chez la femme avec 1 092 décès estimés en 2015.

On considère pourtant qu'un dépistage régulier de toute la population-cible permettrait d'en réduire l'incidence de 90 %.

Compte tenu, notamment, de son évolution lente et de l’existence de nombreuses lésions précancéreuses spontanément régressives ou curables ainsi que de tests de dépistage et de diagnostic acceptables par la population et de stratégies de traitement disponibles, le cancer du col de l’utérus est un candidat idéal au dépistage d’après les critères de l’Organisation Mondiale de la Santé.

La réalisation d’un frottis cervico-utérin tous les trois ans entre 25 et 65 ans (après 2 frottis normaux à 1 an d’intervalle) en complément de la vaccination anti-HPV pour les jeunes filles à partir de 11 ans permettent de limiter le risque de cancer.

Le plan cancer 2014-2019 prévoit la généralisation à l’échelle nationale en s’appuyant sur les structures régionales du dépistage organisé des cancers.

En Normandie, DÉPISTAGE DES CANCERS, Centre de coordination, Normandie invitera tous les 3 ans les femmes de 25 à 65 ans, n’ayant pas participé spontanément, à réaliser un frottis de dépistage.

Lien utile : Depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus

DÉPISTAGE DES CANCERS
Centre de coordination, Normandie

Siège social
28 rue Bailey
14000 CAEN
Tél. : 02 31 93 82 00

 

Coordonnées des antennes :

ORNE

DÉPISTAGE DES CANCERS

Centre de coordination, Normandie

Antenne de l'ORNE

13 rue Marchand Saillant

61000 ALENCON

Tél mammobile : 0 800 21 51 17

Tél sein : 02 33 81 62 70

Tél colon : 02 33 81 62 83

Fax : 02 33 81 62 04

EURE

 

DÉPISTAGE DES CANCERS

Centre de coordination, Normandie

Antenne DECAD'E

337, rue Gay Lussac

27000 EVREUX

Tél : 02 27 34 10 00

Fax : 02 27 34 10 01

SEINE-MARITIME

 

DÉPISTAGE DES CANCERS

Centre de coordination, Normandie

Antenne EMMA

42 rue des Chouquettes

Espace Claudie André Deshays

76190 YVETOT

Tél : 02 35 96 48 87

Fax : 02 35 96 72 28

MANCHE

 

DÉPISTAGE DES CANCERS

Centre de coordination, Normandie

Antenne IRIS Manche

70 rue du Buot

50000 SAINT LO

Tél sein : 02 33 77 80 90

Tél colon : 02 33 77 80 30

Fax : 02 33 55 00 46

CALVADOS

 

DÉPISTAGE DES CANCERS

Centre de coordination, Normandie

Antenne MATHILDE

28 rue Bailey

14000 CAEN

Tél sein : 02 31 93 82 00

Tél colon : 02 31 53 68 93

Fax : 02 31 93 82 50

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