Coronavirus : point de situation en Normandie - 20 mai 2021

Communiqué de presse
CP Point de situation

Point de situation en Normandie au 20 mai 2021


Santé publique France fait évoluer les indicateurs pour le suivi des cas confirmés de Covid-19

Le système d’information national SI-DEP, sur lequel se fondent les statistiques publiées par Santé publique France, se perfectionne en permanence avec une évaluation constante de la fiabilité des indicateurs par rapport aux réalités de terrain. En mars 2021, des écarts sont apparus entre les indicateurs produits par SpF à partir de données anonymes et ceux produits dans les régions à partir des données nominatives indispensables au contact tracing. L’origine de ces écarts a été identifiée et une solution trouvée. Désormais, SpF publie de nouveaux indicateurs corrigés en open data, après les avoir vérifiés et comparés sur une période de 3 mois. Sur l’ensemble du territoire national, une surestimation des indicateurs a été constatée (12% pour le taux d’incidence et 8% pour le taux de positivité) avec l’ancien algorithme. Cette surestimation est sans impact sur la dynamique de l’épidémie, qui est la même quel que soit l’algorithme utilisé.

Plus d’informations sur le site de SpF


Situation épidémiologique

Un taux d'incidence toujours en recul, mais plus lentement qu’au national

L'incidence régionale maintient son rythme de diminution, en recul de 15% par rapport à la semaine dernière suivant les nouveaux indicateurs de Santé publique France, elle atteint un taux de 146 nouveaux cas pour 100 000 (Source SpF) au 20 mai.

A titre de comparaison au niveau national, à la même date, l’incidence est estimée à 124,9 pour 100 000, soit une baisse de 19% en une semaine. L’incidence diminue donc plus lentement en Normandie.

L'évolution est plus mesurée dans l'Orne qui est le département montrant à la fois le taux d'incidence le plus élevé (173) et le taux d'évolution le plus faible (-2,4%).

  • Normandie : - 15,1 % (taux d’incidence SpF du 11 au 17/05 : 146,3)
  • Calvados : - 13,6 % (taux d’incidence SPF du 11 au 17/05 : 130,6)
  • Eure : - 18,1 % (taux d’incidence SpF du 11 au 17/05 : 136,8)
  • Manche : - 6,2 % (taux d’incidence SpF du 11 au 17/05 : 140,8)
  • Orne : - 2,4 % (taux d’incidence SpF du 11 au 17/05 : 173)
  • Seine-Maritime : - 19,8 % (taux d’incidence SpF du 11 au 17/05 : 155,8)

Le nombre de reproduction effectif (R0), qui correspond au nombre moyen de personnes qu’une personne malade va contaminer, est désormais de 0,82 (0,8 lors du dernier point de situation), au-dessus du R0 national (0,78).

Le taux de positivité atteint 4,75 % (source SpF). Il reste néanmoins supérieur au taux national (4 %).

Une activité hospitalière en baisse mais qui reste élevée

La baisse de l'activité hospitalière, lente mais régulière depuis environ trois semaines, semble s’accélérer notamment pour les hospitalisations conventionnelles. Cette tendance est moins marquée dans les services de réanimation. Il y avait hier 1150 personnes atteintes du COVID à l'hôpital (contre 1 267 le 17/05 : - 117), dont 169 en réanimations et services de soins critiques (contre 181 le 17/05 : -12).

Dans ce contexte, l’ARS organise la reprise d’activité hors Covid avec tous les hôpitaux et cliniques, tout en conservant les capacités nécessaires en cas de rebond. Si la déprogrammation des activités non urgentes n’est plus la règle systématique, les établissements restent engagés collectivement dans chaque département sur l’ouverture d’un nombre cible de lits de réanimation.

Pour accompagner cette reprise, continuons à respecter strictement les gestes barrières au quotidien pour lutter contre l’épidémie. Il est également essentiel de respecter les mesures d’isolement et de se faire tester au moindre symptôme.

Se faire dépister pour connaître sa situation

À l’occasion du week-end prolongé de la Pentecôte, les actions de dépistage vont se poursuivre, tout comme la distribution d’autotests. Dans ce contexte, l’ARS rappelle que le dépistage reste l’une des meilleures armes pour lutter contre la propagation du virus. Il est essentiel, y compris pour les personnes asymptomatiques, pour casser le plus rapidement possible les chaînes de contamination, en permettant le repérage précoce des cas covid+ et leur mise à l’abri, et en limitant les risques de transmission. Il s’agit de détecter le plus grand nombre de personnes porteuses du virus, qu’elles aient des symptômes ou non.

En complément de l’offre existante, de nombreuses opérations de dépistage gratuit et sans rendez-vous sont organisées tout au long de ce week-end de la Pentecôte partout en Normandie. Sur place, des médiateurs de lutte anti-covid sensibilisent le grand public à poursuivre le maintien des gestes barrières.

Liste des sites de dépistage pérennes et éphémères disponibles sur le site internet de lARS : Coronavirus COVID-19 : où se faire tester en Normandie ? | Agence régionale de santé Normandie (sante.fr)

    La Vaccination

    En Normandie, la dynamique engagée autour de la campagne de vaccination s’intensifie :

    Au 20 mai :

    • 1 193 609 Normands ont reçu au moins une dose.
    • 560 012 Normands bénéficient à ce jour d’une vaccination complète (16,95 % de la population).
    • 1 719 917 injections ont été effectuées.
    • 83 % des normands âgés de 75 ans et plus ont reçu une première dose de vaccin.
    • Chez les 70-74 ans, ils sont 87,2 % à avoir reçu une première dose.
    • 65,3 % des 55-69 ans ont eu l’injection de la première dose.

    Et se poursuit, y compris pour le week-end de la Pentecôte 

    De nombreux centres de vaccination seront ouverts avec 41 centres samedi, 15 dimanche et 30 lundi.

    Détail des opérations disponible sur le site internet de lARS Normandie : Campagne de vaccination : forte mobilisation durant le week-end de la Pentecôte | Agence régionale de santé Normandie (sante.fr)

    Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de l’élargissement des cibles prioritaires :

    • ouverture de la vaccination aux 50 ans et plus en centre de vaccination depuis le lundi 10 mai
    • ouverture de la vaccination aux 16-17 ans ayant des pathologies à très haut risque depuis le 6 mai
    • et depuis le 11 mai, toutes les personnes majeures peuvent prendre rendez-vous pour se faire vacciner si des doses de vaccin sont disponibles la veille pour le lendemain (RDV obligatoire – via les plateformes en ligne, le numéro d’appel régional ou encore Vite Ma Dose – voir ci-dessous)

    Retrouvez l’infographie « la vaccination pour le grand public » précisant en fonction de l’âge et de la situation, les vaccins utilisés et les lieux de vaccination possibles, en cliquant ici.

    Et le calendrier vaccinal va encore s’accélérer d’ici la fin du mois de mai :  

    • 24 mai 2021 : la vaccination sera étendue à toutes les personnes exerçant une profession prioritaire (voir la liste complète), sans restriction d'âge ;
    • 31 mai 2021 : la vaccination sera étendue à tous les adultes sans condition, avec deux semaines d'avance sur le calendrier initial.

    Pour rappel, plusieurs possibilités de vaccination sont proposées au grand public :

    • En centre de vaccination (centres de proximité ou centre de grande capacité)
      • Prise de RDV :
        - sur internet en se rendant sur le site www.sante.fr ou sur le site de l'ARS Normandie en sélectionnant le centre correspondant, il sera possible d’accéder à la plateforme de rendez-vous en ligne dédiée
        - par téléphone au 02 79 46 11 56, numéro régional accessible de 8h à 18h, du lundi au vendredi,  ou au 0 800 009 110, numéro national vert accessible de 6h à 22h 7/7.
    • En établissement de santé pour les personnes qui y sont suivies
    • Par des opérations mobiles pour aller au plus près des personnes rencontrant des difficultés à se déplacer
    • Par la médecine du travail
    • Et chez les professionnels de santé de ville, qui sont aussi fortement impliqués dans la campagne de vaccination. Médecins traitants, pharmaciens et infirmiers : ils sont 3 315 en Normandie.

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