Coronavirus : point de situation en Normandie - 1er mars 2022

Communiqué de presse

Point de situation en Normandie au 1er mars 2022


SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE

L’incidence régionale poursuit sa forte baisse

Au 1er mars, la Normandie affiche un taux d’incidence de 574 cas pour 100 000 habitants, soit une baisse de - 23,6 % en une semaine. Tous les départements sont concernés par cette baisse :

  • Normandie : -  23,6 % (taux d’incidence SPF du 20/02 au 26/02 : 574)
  • Calvados :  - 21,1 % (taux d’incidence SPF du 20/02 au 26/02: 664,4)
  • Eure : - 25,4 % (taux d’incidence SPF du 20/02 au 26/02 : 434,17)
  • Manche : - 20,2 % (taux d’incidence SPF du 20/02 au 26/02 : 786,3)
  • Orne : - 28,6 % (taux d’incidence SPF du 20/02 au 26/02 : 569,9)
  • Seine-Maritime : - 25,3 % (taux d’incidence SPF du 20/02 au 26/02 : 508,4)

Le nombre de reproduction (R) reste à une valeur faible de 0,6.  

Si le taux d’incidence poursuit sa forte baisse, la circulation du virus reste importante. Dans ce contexte, la vaccination et le respect des gestes barrières restent plus que jamais essentiels pour se protéger, protéger les autres et protéger notre système de santé dans son ensemble.

Depuis le 28 février, le port du masque n’est plus obligatoire dans les lieux et pour les activités soumis à la présentation du passe vaccinal. Il reste obligatoire dans les autres lieux clos, pour les activités en intérieur non soumises au passe ainsi que dans les transports et les commerces. Le port du masque reste par ailleurs vivement recommandé pour les personnes à risque de forme grave de Covid-19 et pour les personnes de leur entourage. Le masque doit être porté dans les structures et services de soins et médico-sociaux.

Les séjours hospitaliers de patients positifs au Covid-19 diminuent

L'activité hospitalière liée au COVID continue d'être importante mais la tendance est à la baisse.

Au 28 février, 1 382 personnes atteintes du Covid-19 sont hospitalisées (1 484 la semaine dernière), dont 93 en réanimation (99 lors du dernier point de situation).

Le rythme des entrées en réanimation se stabilise à 2 entrées par jour en moyenne. En hospitalisation conventionnelle, les entrées sont de 26 par jour (contre 33 entrées en moyenne par jour lors du dernier point de situation).

Avant de se rendre aux urgences, conserver le réflexe 15

Afin de limiter la surcharge des urgences par des passages inappropriés, l’ARS Normandie rappelle qu’avant de se déplacer aux urgences, il faut contacter le 15. Les médecins régulateurs sont en effet à la disposition des appelants, pour leur faire bénéficier directement d’une réponse médicale adaptée, allant du conseil à la gestion d’urgence.

Le taux de positivité en baisse

Entre le 20 et le 26 février, 85 098 personnes ont été testées dont 18 961 ont présenté un résultat positif (24 715 la semaine précédente). Le taux de positivité est de 22,3 % contre 28 % la semaine précédente.

Les professionnels de santé de Normandie sont pleinement mobilisés pour le dépistage, en laboratoires, en officines, en cabinet ou en aller-vers. La liste des sites de dépistages permanents est disponible sur santé.fr .

En plus des sites de dépistage pérennes, l'ARS Normandie organise régulièrement des opérations de dépistage aller-vers afin de casser au plus tôt les chaînes de transmission du virus  (à retrouver sur le site internet de l’ARS Normandie)

Au moindre doute, si vous êtes cas contact ou avez des symptômes, faites-vous tester.

VACCINATION

La Normandie mobilisée pour la vaccination et la campagne de rappel

La vaccination se poursuit à un rythme soutenu en Normandie, et notamment en termes de rappel vaccinal, pour lequel une mobilisation totale est indispensable pour freiner l’épidémie et ses impacts sur l’hôpital.

Au 27 février, ce sont 7 562 874 injections qui ont été réalisées en Normandie depuis le début de la campagne de vaccination dont 2 824 512 primo injections et 2 169 702 rappels. Au 20 février, la Normandie affiche ainsi un taux de primo-injections de la population éligible de plus de 12 ans de 94,9 % et un taux de rappel sur les personnes éligibles à 3 mois de plus de 18 ans de 90 % (source SNDS).

Il faut poursuivre cette dynamique pour que chaque personne éligible puisse être protégée, à la fois sur le rappel vaccinal et sur la vaccination de ceux qui restent à convaincre de recevoir leur première injection : se vacciner, c’est se protéger et protéger les autres.

Il est en particulier important pour les femmes enceintes de se vacciner. Les femmes enceintes non vaccinées contre le Covid-19 présentent un risque accru de complications liées à la maladie par rapport aux femmes adultes non enceintes.

La vaccination permet de transmettre des anticorps au fœtus et protège ainsi le nouveau-né contre le virus. La vaccination des femmes enceintes est recommandée, quel que soit le stade de la grossesse. L’ensemble des professionnels qui prennent en charge et accompagnent les femmes tout au long de leur grossesse, gynécologues-obstétriciens, sages-femmes, médecins traitants, pharmaciens, biologistes, peuvent répondre à leurs questions et les sensibiliser à la vaccination avant et tout au long du suivi de la grossesse. Plus d’informations en cliquant sur ce lien.

Pour faciliter l’accès des Normands à la vaccination et permettre au plus grand nombre de bénéficier d’une couverture vaccinale en primo-vaccination ou en rappel, de nombreux dispositifs sont déployés sur l’ensemble du territoire : centres, officines, cabinets, santé au travail, opérations d'« aller-vers »…

Le rappel vaccinal est ouvert à tous les adultes de plus de 18 ans et peut être effectué à partir de 3 mois après la dernière injection ou la dernière infection au Covid-19.

Depuis le 24 janvier, les mineurs âgés de 12 à 17 ans sont également éligibles au rappel, six mois après leur schéma de primo-vaccination, conformément aux recommandations du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) et à l’avis de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) du 18 janvier 2021.

Evolution des règles du « passe vaccinal » depuis le 15 février

Le « passe vaccinal » est en vigueur depuis le 24 janvier. Il remplace le « passe sanitaire » dans les lieux recevant du public (à l’exception des établissements de santé et sociaux), et concerne toutes les personnes de 16 ans et plus.

Il consiste en la présentation de l’une de ces trois preuves :

  • certification de vaccination (schéma vaccinal complet, dose de rappel comprise dans le délai imparti pour les personnes à partir de 18 ans et 1 mois qui y sont éligibles) ;
  • certificat de rétablissement de plus de 11 jours, et de moins de quatre mois ;
  • certificat de contre-indication à la vaccination.

Depuis le 15 février, les règles relatives au passe vaccinal évoluent : le délai de validité du certificat de vaccination sans dose de rappel dans le « passe vaccinal » est porté à 4 mois au lieu de 7 mois pour les personnes âgées de plus de 18 ans et un mois. Ainsi, les personnes concernées doivent avoir fait leur dose de rappel au plus tard 4 mois après leur dernière injection pour conserver leur certificat de vaccination valide dans le « passe vaccinal ».

Les personnes sont éligibles dès 3 mois après leur dernière injection et disposent donc d’un mois pour faire leur rappel. Le « passe vaccinal » pourra être réactivé dès lors que la personne aura fait son rappel de vaccination.

La dose de rappel doit être effectuée dès 3 mois après l’infection et jusqu’à 4 mois pour les 18 ans et plus. Le nouveau certificat de vaccination sera valide 7 jours après la date d’injection. Un certificat de vaccination est délivré après chaque injection, il est à présenter dans les lieux soumis au « passe vaccinal ».

Pour savoir quand faire la dose de rappel, une simulation est disponible en cliquant sur le lien suivant.

De plus, depuis le 15 février 2022, une infection est considérée comme équivalente à une dose de rappel, à condition que le schéma vaccinal initial (soit les deux premiers épisodes) comprenne au moins une injection de vaccin contre le Covid-19. Alors, les certificats de rétablissement auront la même validité qu’une dose de rappel dans le cadre du « passe vaccinal » et seront valables sans date de fin de validité pour les personnes :

  • qui ont reçu deux injections, puis qui ont été contaminées plus de 3 mois après leur dernière dose de vaccin (vaccin + vaccin + plus de 3 mois + infection) ;
  • qui ont reçu une dose de vaccin plus de 15 jours après leur 1ère infection et qui ont été contaminées une deuxième fois plus de 3 mois après (infection + plus de 15 jours + vaccin + plus de 3 mois + infection) ;
  • qui ont reçu une injection, puis qui ont été contaminées une 1ère fois plus de 15 jours après leur injection, puis une deuxième fois plus de 3 mois après leur dernière infection (vaccin + plus de 15 jours + infection + plus de 3 mois + infection).

Vous trouverez les détails pour l’obtention du certificat de rétablissement sans date de fin de validité en cliquant sur ce lien.

Pour rappel, les personnes de 16 et 17 ans n’ont pas l’obligation de faire leur rappel pour conserver leur « passe vaccinal », même s’il est fortement recommandé. Les 12-15 ans ne sont pas soumis au « passe vaccinal ». Dans le cadre du « passe sanitaire », ils n’ont pas l’obligation de réaliser leur rappel, même si le rappel leur est ouvert.

La vaccination des enfants de 5-11 ans se poursuit

La vaccination est ouverte à l’ensemble des enfants de 5 à 11 ans depuis le 22 décembre.  La vaccination est possible en établissement pour les enfants hospitalisés, en centres de vaccination ou en cabinet de ville. Les médecins (généralistes ou spécialistes, notamment les pédiatres), les IDE (infirmiers diplômés d’État), les sages-femmes et les pharmaciens peuvent prescrire et administrer le vaccin pédiatrique contre le Covid-19 aux enfants.

Si l’enfant a déjà été atteint du Covid-19 : il recevra une dose et n'aura pas de 2ème dose. Dans le cas contraire, il recevra 2 doses espacées de 18 à 24 jours. Pour le savoir, un test rapide d'orientation diagnostique (TROD) sérologique (avec une légère piqûre au bout d’un doigt) est proposé. Il permet de détecter un antécédent d’infection par le virus en quelques minutes.

Vous êtes parent d'un enfant de 5 à 11 ans? Vous avez des questions sur la vaccination? 

L’ARS Normandie a organisé le mardi 1er février 2022 une visioconférence pour apporter toutes les réponses aux parents concernant la vaccination des 5-11 ans.

Le Professeur Alain Fischer, pédiatre, professeur d’immunologie pédiatrique et président du Conseil national d’orientation pour la stratégie vaccinale, a répondu aux questions des Normands.

Pour revoir la vidéo, rendez-vous sur le site internet de l’ARS Normandie.  

Des dispositifs pour la vaccination des plus fragiles

Les plus de 65 ans bénéficient d’un accès prioritaire à la vaccination et peuvent obtenir leur rappel y compris sans rendez-vous dans les centres de vaccination. Par ailleurs, un numéro vert (0800.730.956) permet aux personnes les plus à risque de Covid-19 sévère, celles de plus de 65 ans et celles ayant des comorbidités, d'avoir un rendez-vous en priorité.

Enfin, la campagne de vaccination à domicile des personnes de 80 ans et plus, particulièrement fragiles, lancée par les préfectures, l’Agence Régionale de Santé Normandie et l’Assurance maladie, en partenariat avec l’Union Régionale des Professions de Santé des Infirmiers, se poursuit : chacun peut contacter le 0800 730 957 (appel gratuit) pour organiser la vaccination à domicile des personnes concernées.

Pour connaître les possibilités de vaccination à proximité de chez soi :

www.normandie.ars.sante.fr et www.sante.fr

 


 

 

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