Coronavirus : point de situation en Normandie - 10 août 2022

Communiqué de presse

Point de situation en Normandie au 10 août 2022


SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE

L’incidence régionale toujours en baisse 

Au 9 août, l’incidence régionale en Normandie continue de baisser pour s’établir à 234,3 cas p.100 000 habitants, soit une diminution de 34,4 % depuis le dernier point de situation :

  • Normandie : - 34,4 % (taux d’incidence SPF du 31/07 au 06/08 : 234,3)
  • Calvados :  - 43,2 % (taux d’incidence SPF du 31/07 au 06/08 : 217,5)
  • Eure : - 31,7 % (taux d’incidence SPF du 31/07 au 06/08 : 220,6)
  • Manche : - 31,7 % (taux d’incidence SPF du 31/07 au 06/08 : 239,4)
  • Orne : - 29,9 % (taux d’incidence SPF du 31/07 au 06/08 : 245,2)
  • Seine-Maritime : - 32,5 % (taux d’incidence SPF du 31/07 au 06/08 : 245,7)

Le nombre de reproduction (R), stable, s’établit à 0,6.

Dans ce contexte toujours marqué par une forte circulation virale, le respect des gestes barrières est indispensable pour se protéger et protéger les autres

La vaccination, notamment la deuxième dose de rappel (ou « 4ème dose ») fortement recommandée pour les personnes les plus à risque de faire une forme grave de la maladie (voir liste élargie ci-après), et le respect des gestes barrières restent indispensables pour se protéger, protéger les autres et protéger notre système de santé dans son ensemble.

Le port du masque est hautement recommandé et nécessaire dans les situations de grande promiscuité, dans les lieux clos et mal ventilés, comme les transports en commun, et en particulier en présence de personnes fragiles. Il est aussi recommandé pour les personnes les plus vulnérables.

La situation sanitaire actuelle reste marquée par une circulation épidémique. Elle permet néanmoins d’exclure le recours aux dispositions les plus contraignantes, ce que la loi n° 2022-1089 du 30 juillet 2022 mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la Covid‑19 est venue confirmer.

Ainsi, à partir du 1er août 2022, la présentation d’un passe sanitaire (test négatif de moins de 24 heures, justificatif de statut vaccinal ou certification de rétablissement ou de contre-indication) ne peut plus être exigée pour l’accès aux établissements et services de santé et médico-sociaux, que ce soit pour les patients ou pour leurs accompagnants / visiteurs.

Cependant, en raison de la fragilité des personnes accueillies et du niveau de circulation actuel du virus, le port du masque reste très fortement recommandé, lorsqu’il est possible, dans les établissements accueillant des personnes âgées ou une majorité de personnes à risque de forme grave du Covid-19.

Les directeurs d’établissements et services conservent la faculté de rendre obligatoire le port d’un masque de protection pour les personnes d’au moins 6 ans.

Pour rappel, certaines personnes à haut risque de développer une forme grave du Covid-19 peuvent recevoir gratuitement des masques FFP2, sur prescription médicale.

Pour continuer de prévenir la diffusion des virus, gardons les bons réflexes acquis tout au long de la crise en aérant régulièrement, en se lavant souvent les mains, en utilisant du gel hydroalcoolique.

Au moindre doute, ou en cas de symptômes, testons-nous et isolons-nous immédiatement si le test est positif.

Les hospitalisations conventionnelles en baisse

Au 8 août, 1 059 personnes atteintes du Covid-19 sont hospitalisées (1 113 la semaine dernière), dont 39 en réanimation (49 lors du dernier point de situation). L’incidence en hospitalisation conventionnelle est en baisse. En réanimation l'incidence est d'environ 1 entrée par jour.

Dans ce contexte, l’injection de la deuxième dose de rappel est recommandée pour les personnes les plus à risque de faire une forme grave de la maladie pour relancer l’immunité et garantir le plus haut niveau de protection face au Covid-19.

Le taux de positivité diminue

Entre le 31 juillet et le 6 août, 32 120 personnes ont été testées dont 7 748 ont présenté un résultat positif (12 470 au dernier point de situation). Le taux de positivité diminue pour s’établir à 24,1 % contre 27,01 % la semaine précédente.

Besoin de soins? Avant de me rendre aux urgences, j'adopte les bons réflexes!

Depuis plusieurs mois, l’ARS Normandie rappelle qu’afin de limiter la surcharge des urgences par des passages
inappropriés, il faut contacter le 15 avant de se déplacer aux urgences. Les médecins régulateurs sont à la disposition des appelants pour leur faire bénéficier directement d’une réponse médicale adaptée, allant du conseil à la gestion 
d’urgence.

Parce que chacun détient une part de la solution pour préserver la capacité des services d’urgences à répondre aux urgences vitales, l’ARS Normandie, et ses partenaires, la Fédération Hospitalière de France Normandie, l’Union Régionale des Médecins Libéraux, France Assos Santé et la Conférence Régionale de la Santé et de l'Autonomie engagent une campagne d’information et de sensibilisation à destination du grand public sur le bon recours aux urgences.

Le premier réflexe doit amener à contacter son médecin traitant. S’il n’est pas joignable, si le patient n’en a pas ou si son entourage considère la situation comme particulièrement inquiétante, il doit immédiatement contacter le SAMU-Centre 15 ou le Service d’accès aux soins (SAS), en composant le 15.

Une campagne de communication est déployée à l'échelle régionale : pour la découvrir, cliquez ici.

Et face aux vagues de chaleur, n’attendez pas de ressentir les premiers effets (maux de tête, crampes, nausées), voici quelques conseils simples pour s’en protéger ! A retrouver sur le site internet de l’ARS Normandie, en cliquant ici.

VACCINATION

La Normandie toujours mobilisée pour la vaccination et la campagne de rappel

La campagne de vaccination se poursuit en Normandie, et notamment en termes de rappel vaccinal, pour lequel une mobilisation totale est indispensable pour réduire les risques d’attraper le Covid-19 et de développer des formes graves comme les « Covid longs » ou les hospitalisations, notamment chez les plus fragiles.

Au 4 août, depuis le lancement de la campagne de vaccination 7 895 793 injections ont été réalisées sur la population normande dont 2 459 413 de rappel (en cumul) : il faut poursuivre la mobilisation, en particulier pour la deuxième dose de rappel.

Compte tenu de la forte circulation du virus sur le territoire, la 2ème dose de rappel ou « 4ème dose » est fortement recommandée pour les personnes les plus à risque de faire une forme grave de la maladie

Au fil des mois, l’efficacité des vaccins diminue légèrement tant que l’organisme n’est pas stimulé par la rencontre avec le virus.

Déjà accessible sans délai pour l’ensemble des personnes âgées de 60 ans et plus, elle est désormais élargie à de nouveaux publics

Dès à présent et quels que soient ses antécédents de Covid, le 2ème rappel est recommandé pour (voir tableau récapitulatif ci-après ou à télécharger ici) :

  • les personnes âgées de 60 ans et plus
  • les personnes à risque de forme grave de Covid ou les personnes vivant dans leur entourage
  • les femmes enceintes dès le premier trimestre

Il est également ouvert aux professionnels de santé (liste disponible ici) et à l’ensemble des salariés du secteur de la santé et du secteur médico-social, aux aides à domicile intervenant auprès de personnes vulnérables, aux professionnels du transport sanitaire, ainsi qu’aux pompiers qui le souhaitent, quel que soit leur âge ou leur état de santé. Il ne rentre pas dans le champ de l’obligation vaccinale. Ce deuxième rappel est à administrer à partir de 6 mois après le premier rappel, en respectant un délai de 3 mois après l’infection en cas d’infection survenue après le premier rappel.

Pour toutes les autres personnes, une dose de rappel est recommandée à partir de 12 ans.

Les possibilités de vaccination sont nombreuses, notamment auprès des professionnels de ville (médecins, infirmiers, pharmaciens, sages-femmes, etc.), pleinement mobilisés pour que chaque personne éligible puisse être protégée.

 

Pour connaître les possibilités de vaccination à proximité de chez soi :

www.normandie.ars.sante.fr et www.sante.fr